| Répartition et décodage de la représentation familiale |
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La recherche de parenté avec Pontian d'Harscamp était déjà bien fournie, en 1812, sur base des connaissances et documents évoqués plus haut. Près de deux cent cinquante personnes ont constitué sur deux siècles la population de ce collège familial. Le tableau « généalogique » qui a pu en être reconstitué jusqu'aujourd'hui à une inconnue près (rattachement des Pesters (13), ne pose que de rares questions quant à la représentation exhaustive des « cousins ». Au rang de celles-ci, dès l'abord, celle de l'absence de descendants des propres sœur et beau-frère du comte d'Harscamp, Marie-Thérèse et son mari, le baron Henri-Georges de Blumenthal. Sans doute faut-il en conclure qu'ils étaient restés sans enfant14. Tel n'est pas le cas de l'une ou l'autre famille manquant visiblement à l'appel, parmi lesquelles la descendance de François de la Hamayde et de son épouse Marie Moniot dont les frères et sœurs ont été, eux, pris en compte. À ce jour, soixante-quatre familles ont été concernées par le recrutement. Il s'agit des familles d'Aix (von-), d'Andigné, d'Argenteau, d'Arschot, d'Auvin, d'Auxy, de Baillet, de Baré, de Beaufort, de Bergeyck, de Briey, de Bryas, de Carlowitz, Case, de Cerf, de Coppin, de Croix, de Croy, Desmaisières, Desmanet, du Fontbaré, Gilles, Goblet, de Grunne, d'Hinnisdael, de Jamblinne, de Kerckhove, de Laubespin, de Legillon, de Lévignen, de Lhoneux, de Looz, de Maldeghem, de Marotte, de Menten, de Moreau, de Moniot, de Montpellier, de Namur, d'Otreppe, d'Oultremont, de Pesters, de Pierpont, de Pitteurs, de Ponty, de Quarré, de Ribaucourt, de Robiano, de Romrée, de Rosen, de Selys, de Sousberghe, van den Steen, de Theux, de Thomaz, de Thysebaert, de Trazegnies, de Troostembergh, d'Ursel, de Vieregg, de Villermont, de Villers, de Woelmont et de Zualart. La constitution du tableau évoqué ci-dessus montre bien qu'au départ, comme dit plus haut, trois troncs de parenté ont été explo¬rés : le tronc « Moniot », tronc principal par les Harscamp, tronc qui deviendra en quelque sorte un tronc « la Thour » par extension d'un degré avec la reconnaissance de la famille de Montpellier en 1919, puis le tronc «Argenteau»-la mère de Pontian- et le tronc «Arschot»-la grand-mère maternelle de Pontian. Si ces trois troncs sont effectivement constitués de parents du même Pontian, ceux-ci ne sont pas parents d'un tronc à l'autre, ayant -chaque tronc- un ancêtre commun différent avec lui. À l'intérieur du premier tronc se distinguent certaines branches, bien individualisées dès le départ: les deux plus proches, par les propres tantes paternelles de Pontian, les descendances Groesbeek et Namur ; un cran plus haut, par les grandes-tantes paternelles, les descendances Spontin et Moniot (en partie), sur le même plan que les troncs Argenteau et Arschot ; deux crans plus haut encore, l'autre ensemble de descendance Moniot, par les Broyart et les d'Aix ; pour terminer enfin, montant d'un cran à nouveau, la descendance la Thour, associée en 1919. Rappelons que le rattachement des Pesters -côté Harscamp- reste à élucider. Le tableau succinct annexé devrait permettre de visualiser les choses. 13. Les cousins Pesters -écrit Pester, Peters... selon les copies- sont cités dans le testament de Pontian du 1 mai 1787 (copie aux A.E. Namur, Famille d'Harscamp 73-76, chemise sans n°) : « les enfans de Madame Pester née D'harscamp demeurant à Otrecht» -lisez Utrecht. Le comte d'Harscamp savait-il en léguant « aux enfants » de sa (lointaine ?) cousine qu'il n'y en avait qu'un ? Celui-ci mourut à Paris où il demeurait,le 6 nivôse an XI (27.12.1802) : « Everhard, Baron de Pesters, décédé aujourd'hui à cinq heures du Matin, âgé de vingt cinq ans, né à Utrecht en Batavie [...], fils unique du Baron Nicolas de Pesters, chambellan de SM le Roi de Prusse et de Dame Jacoba Margaretha Van harscamp, son épouse, le défunt célibataire » (A.E. Namur, Fonds Franc Waret 754-796, n°774). Ou alors avait-il une ou des sœurs. D'autres enfants étaient-ils morts jeunes ? Jacques GODENNE, La famille d'Harscamp [... ], p. 21, citant le testament (?) dit : « Madame Pester, née d'Harscamp de Marranti à Utrecht ». 14. De fait, le vicomte d'Elzée (Henry Claude de Namur) est institué héritier gé¬néral et universel de Marie-Thérèse d'Harscamp par le testament qu'elle avait déposé à Berlin le 18 octobre 1779 (agréation du testament devant le notaire F. Pasquet, 7 juin 1782, A.E. Namur, Protocoles de notaires, n°3219). |
Cécile Douxchamps-Lefèvre