| La recherche des Collateurs |
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Des premières démarches des exécuteurs testamentaires à partir de 1805 à la première assemblée du 22 juin 1812 (7), la recherche de parents/collateurs (8) se fit, par les soins de ces exécuteurs sans doute, sur base des documents et connaissances généalogiques en leur possession, comme aussi de l'énuméré des parents cités par Pontian lui-même dans son testament. Pour une bonne part de ceux-ci, la localisation namuroise de leurs familles et les relations entretenues dans le cercle dont elles faisaient partie ont du faciliter les contacts en vue de l'élaboration d'une liste. Nous verrons plus loin quelles pouvaient être alors les différentes branches ou lignées concernées. Les motivations à accepter de siéger ou même à en solliciter le droit devaient être bien réelles et l'être restées, pour avoir garanti bon an mal an, semble-t-il, un recrutement régulier. Etaient-elles fondées sur un simple idéal de service ou sur la satisfaction d'œuvrer dans le cadre d'une société établie ? L'étaient-elles sur l'attrait d'être admis dans une inattendue association de famille ? Étaient-elles renfor¬cées par le fait que bien des familles représentées constituaient ou constitueraient l'État noble puis le futur Corps équestre du pays de Namur ? Peut-être ces motivations jouaient-elles ensemble dès le départ, accompagnées au cours du temps par le souci, dans la plupart des branches, d'assurer une tradition et par là une continuité dans les générations. Aujourd'hui encore apparaissent des familles non représentées jusque là, admises à siéger par filiation maternelle. Il en va de la sorte, notons le, dans un contexte familial ou non, pour bien des sociétés établies. 7. La fondation a été approuvée par décret de Napoléon du 2 nivôse an XIV (23 décembre 1805). Un autre décret signé par Napoléon « à bord du Charlemagne » le 26 septembre 1811, arrête les modalités de fonctionnement de l'institution. 8. Collateur selon Littré : celui qui confère (un bénéfice par exemple), de « con-ferre-collatum » (conférer). |
Cécile Douxchamps-Lefèvre