| Une histoire de 200 ans |
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La Fondation d’Harscamp : Son patrimoine et l'hospice d'Harscamp entre 1812 à 2006 Alex FURNEMONT
A part une publication de Jacques Godenne, en 1905 La famille d'Harscamp et la fondation d'Isabelle Brunelle, rares sont les écrits retraçant les moments-phare de ces deux siècles qui ont marqué la vie sociale et hospitalière de notre ville mosane. Grâce à la lecture des 406 procès-verbaux des assemblées générales des Parents de Monsieur le comte Pontian d’Harscamp (1) et des 144 rapports détaillés présentés à l’assemblée générale par la Commission administrative des hôpitaux civils de la ville de Namur (2), une première histoire complète de l’hospice et de la Fondation d’Harscamp a vu le jour : on pourra y suivre la mise en place, le fonctionnement et le financement d’un établissement qui a connu beaucoup de modifications, et dont la relation apportera un éclairage nouveau sur cette institution bientôt bicentenaire. Le problème inévitable de ces sources écrites est qu’elles ne sont pas homogènes sur le long terme, même si elles offrent de longues périodes de présentation uniforme qui permettront quelques comparaisons chiffrées ou autres. Ainsi, durant les cinquante premières années, jusque 1862, les relations de la Commission des hospices ne sont retranscrites que d’une manière succincte à la suite des procès-verbaux des Assemblées générales de mai, nous privant d’éléments d’information précieux (3). Ce n’est qu’à partir de l’assemblée du 15 mai 1863, qu’est joint intégralement le rapport annuel détaillé (compte financier – compte moral) que la Commission présente à l’Assemblée des Collateurs. Ce rapport est imposé par l’art. 24 du décret impérial du 26 septembre 1811. Entre cette date et sa dernière parution en novembre 1925 est également joint le rapport du directeur de l’hospice (discipline, population hospitalière). En novembre, seul le budget pour l’année suivante est succinctement présenté à l’Assemblée des Parents pour approbation. Aussi, avons-nous choisi de présenter, par périodes, quelques dossiers-phare, limitant au paragraphe «autres faits marquants», les anecdotes ou événements qui méritent d’être sortis de l’anonymat ; une telle présentation veut apporter au lecteur une information objective et significative sur les évolutions, les changements ou les faits liés à l’histoire sociale, économique ou humaine de cette institution namuroise ; ces «faits divers» nous rapprochent également d’une réalité quotidienne que nous n’avons pas cherché à «enjoliver» mais qui laissera à chacun le soin de découvrir et comprendre combien cette merveilleuse réalisation au profit d’hommes et de femmes nécessiteux est le fait de personnes qui s’y engagèrent et la défendirent avec toute leur ardeur et leur passion |
Cécile Douxchamps-Lefèvre