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La vie des hopitaliers et le règlement intérieur |
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Par rapport au règlement de 1811 approuvé par décret impérial, des modifications et précisions sont rapidement apportées.
- − En ce qui concerne les repas, les hommes et les femmes prendront leurs repas en communauté, à des tables différentes, le déjeuner à 8 heures ½ , le dîner à midi et le souper à 7 heures en été et 6 heures ½ en hiver. Il n’y pas de «goûter», ni de cafétéria !
- − La "retraite" dans les chambres est fixée à 8 heures en hiver et 9 heures en été.
- − Les sorties autorisées sont celles du dimanche toute la journée, après la messe obligatoire pour tous, avec celles du mardi et du jeudi, entre 1 heure et 4 heures en hiver – 6 heures en été. Une des sanctions fréquemment utilisées sera la suppression de sortie pour des périodes pouvant atteindre plusieurs mois dans des cas graves !! La sanction qui suit est le renvoi de l’hospice.
- − Le règlement intérieur interdit aux hopitaliers le travail en ville et le directeur est chargé de dénoncer à la Commission administrative ceux qui ne respectent pas cette interdiction, mais en compensation il est accordé une rétribution correspondant au tiers du prix de la fabrication des fils et des draps. De plus, diverses gratifications sont distribuées à ceux et celles qui se rendent utiles.
- − Les hopitaliers porteront un habit uniforme, en drap de couleur bleue pour les hommes, noire pour les femmes.
- − Obligation est faite aux hopitaliers d’assister aux instructions religieuses données par l’aumônier de l’établissement deux fois par semaine, ou plus si nécessaire.
- − Enfin le règlement intérieur de 1813 impose à celui qui est admis de laisser à l’institution, à sa mort, tout ce qu’il possède en propre.
- Ces articles du règlement d’ordre intérieur et tous ceux qui seront adoptés par la suite, donnent un éclairage un peu cru sur les conditions de vie de l’hospice d’Harscamp. Elles nous paraissent aujourd’hui insupportables et fort éloignées de notre conception moderne de la dignité humaine. Il nous faut nous référer au contexte de vie de l’époque pour en comprendre le sens.
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