Fondation d'Harscamp

 

 

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Fondation d'Harscamp
De 1812 à 2006 La période française La population de l’hospice
La population de l’hospice Imprimer Envoyer

Si les premiers bénéficiaires de la Fondation étaient quarante à faire leur entrée à l’hospice d’Harscamp le 1er octobre 1812, leur nombre avait presque … triplé trois ans plus tard ! Pourquoi cette augmentation en si peu de temps ?


La première raison pourrait être matérielle, en ce sens que la capacité initiale de l’hospice n’était pas encore maximale et que ce dernier nécessitait encore des aménagements pour recevoir une population plus nombreuse. Une autre explication pourrait être financière : ce n’est en effet qu’après l’inauguration, lors de la 1ère Assemblée générale de la Fondation (4), les 15, 16 et 17 novembre 1812, que furent examinés et approuvés les comptes du receveur de l’hospice pour les années 1806 à 1812. Il aurait été imprudent d’accepter des bénéficiaires sans connaître les revenus dont on dispose ou disposera dans les années à venir. Enfin, il faut tenir compte des procédures d’acceptation. Les Parents ayant constitué en leur sein une commission chargée de vérifier les demandes et de faire des propositions à leur Assemblée générale, ce n’est que deux fois par an qu’ils arrêtent la liste des nouveaux entrants. Il ne fait aucun doute aussi que la nouvelle de la création de cet hospice s’est répandue à travers toute la région et bien au-delà, déclenchant par la suite une vague de demandes, qui devaient être chaque fois justifiées et cautionnées par des notables.
Comment évolue la population de l’hospice d’Harscamp (5) ? Jusqu’en 1827 où l’Assemblée pose pour la première fois le principe que la population de l’hospice sera théoriquement de 150 individus et qu’en conséquence on nommera des entrants jusqu’à concurrence de ce nombre, il semble bien que les quinze premières années de fonctionnement voient les chiffres de la population connaître de fortes variations. Pour la période française, on dispose des chiffres suivants :

 

1er octobre 1812

40

Il est nommé 20 hommes et 20 femmes

18 mai 1813

56

Il est nommé 8 hommes et 8 femmes

16 novembre 1813

?

Aucune nomination, malgré des places vacantes

16 mai 1814

80

Les hopitaliers étant réduits à 50, admission de 30 personnes

15 novembre 1814

100

Admission d’un nombre non précisé pour porter l’effectif à 100

16 mai 1815

114

Admission d’un nombre non précisé pour porter l’effectif à 114

 

Dès le 17 novembre 1812, il est discuté de l’avantage qu’aurait l’établissement à accueillir des pensionnaires hors quota des «hopitateurs ou hopitaliers» nommés par les collateurs. Les premiers ne devraient être âgés que de 50 ans au moins (contre 60 pour les hopitaliers) mais s’engageraient à respecter le règlement de la maison et payer le prix de la pension. La proposition ne fera l’objet d’une première application qu’au chapitre suivant.
Les seize personnes nommées en mai 1813 le sont sous condition, à savoir travailler pour l’hospice. Ce qui consiste pour les hommes à filer le lin et pour les femmes à fabriquer des chemises et des draps de lit. Tous les emplois de l’hospice seront, autant que possible, remplis par des individus de la maison, selon leur état et leur capacité (16 mai 1815). Ce travail «obligatoire», qui surprend aujourd’hui, sera maintenu et rappelé tout au long du siècle.

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" Le destin d'Isabelle Brunelle est de ceux où la réalité dépasse la fiction, surtout dans la société d'Ancien régime marquée par des privilèges de castes générant eux-mêmes d'importants revenus matériels.

Cette fille d'artisan a épousé un aristocrate de vieille souche, membre de la noblesse chapitrale des pays-bas méridionaux et de la principauté de Liège, et elle a consacré par son action personnelle le prestige de cette maison bien au delà de son époque."

 

Cécile Douxchamps-Lefèvre

Le testament de la comtesse d'Harscamp prévoit la fondation d'un hosipce appelé Hospice d'Harscamp en mémoire de mon très cher époux destinné à secourir les personnes des deux sexes en nombre égal agées de plus de 60 ans, issues d'une famille dont les père et mère ou les aïeux vivaient dans une honnête opulence et qui se trouveraient sans ressources pour subsister à charge d'en faire la preuve et de celle d'une bonne conduite avant d'être admises.

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