| Quelques autres faits divers entre 1919 et 1945 |
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Quelques autres faits divers entre 1919 et 1945 17 novembre 1919 Le baron de Thysebaert signale les abus que commettraient les pensionnaires dans la fabrication de lacets à grives, qui constitue un passe-temps très agréable en même temps qu’elle leur procure de petites ressources pour leurs douceurs (d’après l’administrateur spécial pour l’hospice). Certains en détiennent le monopole et ne rémunèrent pas suffisamment ceux qui les façonnent. 16 novembre 1920 Le docteur Paul Pieters est nommé médecin-adjoint à l’hospice en remplacement du docteur Martin qui avait remis sa démission le 16 mai. 16 mai 1921 Epidémie de grippe qui entraîne de nombreux décès dont celui de sœur Joséphine des Sœurs de la Charité, qui exerçait depuis 32 ans la charge d’infirmière à l’hospice et était particulièrement appréciée des hospitaliers. 16 novembre 1922 Un pensionnaire ayant eu des propos incorrects et fait de la propagande antireligieuse, se voit menacé d’expulsion, car les intentions de la fondatrice doivent être respectées. L’Assemblée admet le respect de la liberté de conscience mais estime qu’une propagande antireligieuse ne peut être tolérée. 14 octobre 1923 Les époux Loiseau et Cruenemberg célèbrent leurs noces d’or à l’hospice. Quelques mois plus tard, deux pensionnaires âgés de 68 et 72 ans émettent le souhait de se remarier. Le président de la Commission Lespineux n’y voit aucune objection dans un premier temps, puis réflexion faite, cela n’est pas possible sans risquer d’autres vieillards à se rechercher et amener le trouble à l’établissement. 10 mars 1925 La loi modifie la législation sur la bienfaisance publique et substitue les Commissions d’Assistance Publique (C.A.P.) aux anciennes Commissions administratives des hospices civils et des bureaux de bienfaisance. M. Edouard Ronveaux est désigné administrateur spécial pour les affaires concernant la Fondation d’Harscamp. Cette loi ne déroge en rien aux statuts des fondations particulières (art. 84-85) 19 mars 1925 Le bourgmestre de Namur Golenvaux remet le prix Blondeau à Mme Cécile Merveille, en religion Sœur Joséphine, supérieure de l’Hospice d’Harscamp. Ce prix lui avait été attribué à l’unanimité par le conseil communal, en reconnaissance de son dévouement à la Bienfaisance publique pendant plus d’un demi-siècle, notamment plus de quarante années à la Fondation d’Harscamp. Après la séance protocolaire, le barde breton Botrel accompagné du chansonnier montmartrois de Gerlor, tous deux de passage à Namur, lui chantent et récitent quelques unes de leurs créations. 16 mai 1925 Il est rappelé à tous les pensionnaires payants qu’ils doivent se soumettre en tous points au règlement intérieur, comme ceux admis gratuitement. S’ils ne participent pas ou refusent de rendre des services, selon leurs moyens, le directeur pourra les priver de sortie. 30 décembre 1925 Les inondations menaçant l’hospice d’Harscamp, tout le rez-de-chaussée est évacué. Le ravitaillement en lait frais, en viande … se fait par barque. A certains endroits, l’eau envahit le rez sur une hauteur de 0,80 m. 6 août 1927 Décès de M. Alfred Douxchamps, directeur de l’hospice d’Harscamp depuis mai 1877. Ses fonctions seront dorénavant remplies par Sœur Marie-Honorine, sœur infirmière, avec l’aide du baron Ferdinand de Thysebaert, ce qui permet une économie de traitement et la location de la maison qu’il occupait rue St-Nicolas. 16 novembre 1927 A la demande de la Sœur Directrice, M. de Thysebaert propose d’accorder aux pensionnaires des sorties libres tous les jours. L’Assemblée décide de mettre le système à l’essai à condition que les heures de rentrées soient scrupuleusement respectées et les abus réprimés sévèrement. 16 mai 1928 Il sera exigé des nouveaux pensionnaires l’apport à leur entrée d’un trousseau en bon état comprenant au minimum : trois paires de draps de lit, trois couvertures, six chemises, six essuies de toilette, douze mouchoirs de poche, six paires de bas ou chaussettes, deux paires de chaussures. On ajoutera en mai 1931 à cette liste, l’apport de deux costumes en bon état. 16 novembre 1928 M. Emile Falmagne est élu à l’unanimité pharmacien de l’hospice d’Harscamp en remplacement de M. Hermanne. Il fera 10 % de réduction sur les tarifs arrêtés pour les sociétés mutualistes. Hiver 1928-1929 L’épidémie de grippe qui frappe le pays touche particulièrement l’hospice d’Harscamp, où l’on enregistre 23 décès entre mi-novembre et mi-mai. 16 mai 1929 Le coût total de l’installation du chauffage central à l’hospice d’Harscamp par la Cie Générale d’Hygiène de Bruxelles s’établit à 386.496 frs 89. Cette somme est totalement couverte par la réalisation correspondante de capitaux sur la dette publique de l’Etat détenus par la Fondation. Une contribution mensuelle de quinze francs est réclamée à tous les pensionnaires pendant six mois suite au placement de l’éclairage et du nouveau chauffage. 29 janvier 1931 La Commission décide d’installer à l’hospice un appareil frigorifique pour la conservation des aliments. La dépense s’élève à 22.216,03 francs. Fin 1932 La Commission réalise la vente de 14ha 9a 70ca de terres et prairies sises sous les communes de Héron et Burdinne, pour la somme globale de 248.197,25 francs. Le produit est versé à la caisse des capitaux et sert à combler le déficit courant de l’hospice (150.950,49 frs). 7 septembre 1934 Suite à la construction courant 1933 du nouveau pont de France au confluent, l’assiette du boulevard Brunell et de la rue d’Harscamp se trouve 1m 80 au dessus du jardin de l’hospice. La Commission et la ville demandent à l’administration des Ponts et Chaussées d’exécuter la remise du grillage comme avant, le rétablissement du trottoir et une rectification dans l’arrondi des deux voiries. Le Ministère accepte et les coûts sont pris en charge par l’Etat belge. Le travail ne sera achevé qu’en juillet 1936. 16 novembre 1935 Monsieur G. Chapelle est élu à l’unanimité pharmacien de l’hospice, en remplacement de M. Falmagne considéré comme démissionnaire. 15 janvier 1936 Par arrêté royal, l’église Notre-Dame, qui fait partie du patrimoine de la Fondation, est classée comme monument, en raison de sa valeur historique, archéologique et artistique. 5 juin 1937 Décès de M. Cyrille Ferrard, secrétaire des Hospices civils et de la Commission d’assistance publique, qui assistait aux assemblées générales de la Fondation depuis 1908. Il est remplacé par Gilbert Barzin. 16 novembre 1938 Le docteur Paul Gilis est nommé médecin titulaire de l’hospice d’Harscamp et le docteur Léon Leroy, médecin adjoint non rétribué en remplacement des docteurs Ghequière et Pieters, démissionnaires. 16 mai 1940 Pour la première fois depuis sa création, la réunion semestrielle de l’assemblée générale des Parents de Mr Pontian d’Harscamp et de la Commission d’Assistance publique n’a pas lieu, vu le déclenchement de la seconde guerre mondiale. Le rapport sera lu à l’assemblée générale du 16 novembre. 16 mai 1942 Huit personnes, domiciliées dans la région côtière, sont assignées à résidence à l’hospice par les Allemands … aux frais de l’Assistance publique. 16 novembre 1943 L’Assemblée des Parents élit le docteur Léon Leroy, de Namur, comme médecin titulaire de l’hospice d’Harscamp. Il disposera d’une rémunération annuelle de 6.400 francs, sur base 100. 11 mai 1944 Mademoiselle Jehoulet, couturière à l’hospice, ayant été tuée avec sa mère, lors d’un bombardement de Jambes, trois mois de salaire sont versés, à titre d’indemnité, à son père. 18 août 1944 Parmi les noms des 317 victimes du bombardement sur la ville de Namur, on relève celui de Monsieur G. Chapelle, pharmacien à l’hospice d’Harscamp, tué à son domicile, rue Rogier. Sa veuve est pressentie pour le remplacer, mais sa nomination étant invalidée par le Ministère de la Santé, l’assemblée du 15 novembre 1945 élira M. Jean Guillaume pour trois ans. |
Cécile Douxchamps-Lefèvre