Fondation d'Harscamp

 

 

rue d'Harscamp,9 

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De 1812 à 2006 La période belge de 1919 à 1944 Le bombardement du 18 août 1944
Le bombardement du 18 août 1944 Imprimer Envoyer
Dans le procès-verbal présenté à l’assemblée générale du 15 mai 1945, par la Commission d’Assistance publique, on peut lire la relation suivante :
Le 18 août 1944, vers 18 h., la ville de Namur fut l’objectif d’un intense bombardement aérien, dont elle devait sortir amputée d’un tiers de ses immeubles et endeuillées par de nombreuses victimes;
L’hospice d’Harscamp, malheureusement, n’échappa pas à cette catastrophe. Des bombes tombèrent en plein sur l’infirmerie, anéantissant complètement cette aile de l’immeuble et, par les déflagrations, endommagèrent gravement le bâtiment d’entrée et ébranlèrent le surplus de l’établissement. Une trentaine42 de personnes devaient trouver à l’Hospice une mort tragique. Parmi ces victimes, nous devons déplorer le décès de Mr le Baron de Thysebaert, membre éminent de cette assemblée, dont le dévouement à la Fondation fut inlassable, et des Révérendes Sœurs Marie des Anges et Marie-Justine, de la congrégation des Sœurs de la Charité, surprises subitement par la mort dans l’accomplissement de leur devoir, avec 21 pensionnaires se trouvant dans les bâtiments  de l’infirmerie ; deux de leurs consœurs, les Révérendes Sœurs Marie-Madeleine et St-Bernard, respectivement Supérieures de l’Institut St-Camille et de l’annexe St-Jacques, en visite à l’Hospice, furent également tuées, à la sortie de la chapelle.
Le 21 août, à 10 h., en l’église Notre-Dame, un service fut célébré pour les victimes de l’hospice d’Harscamp (43).
Dans ce chaos indescriptible, l’hospice d’Harscamp étant devenu quasi inhabitable, il faut faire face à des problèmes multiples, dont l’un des premiers est de reloger provisoirement la septantaine de pensionnaires rescapés. Le couvent des Rédemptoristes, rue Godefroid, est d’abord proposé, puis rejeté car situé trop près de la gare, cible potentielle pour de futurs bombardements. Par contre, le château de Franc-Waret, situé à la campagne entre Namur et Forville, est inoccupé. De plus il appartient à la famille d’Andigné, descendant du comte d’Harscamp. Dès le 27 août, avec l’accord du régisseur M. Collignon, les pensionnaires sont évacués au château, où ils demeureront au moins jusqu’au début novembre 1944.
Mais que faire ensuite de l’ancien Harscamp ? Dès le 23 août 1944, la Commission propose de confier à l’architecte Thomé de Namur, qui était déjà intervenu en mai 1940, l’élaboration du dossier à introduire pour obtenir l’intervention du fonds des dommages de guerre. Le 15 septembre, la Commission est toujours encline à remettre les bâtiments en état avant l’hiver. Des réserves seront néanmoins émises par les pouvoirs publics sur certains travaux à exécuter. Le 6 novembre 1944, l’avantage qu’il y aurait à vendre l’emplacement de l’hospice pour y construire à la place un nouvel hôpital est clairement exposé aux membres de la Commission. Suite au prochain chapitre ....
Le bombardement occasionne également des dégâts très importants aux quatre magasins de la rue Emile Cuvelier qui sont rendus inhabitables sauf un. Les travaux rondement menés permettent cependant de les relouer dès l’année suivante.

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" Le destin d'Isabelle Brunelle est de ceux où la réalité dépasse la fiction, surtout dans la société d'Ancien régime marquée par des privilèges de castes générant eux-mêmes d'importants revenus matériels.

Cette fille d'artisan a épousé un aristocrate de vieille souche, membre de la noblesse chapitrale des pays-bas méridionaux et de la principauté de Liège, et elle a consacré par son action personnelle le prestige de cette maison bien au delà de son époque."

 

Cécile Douxchamps-Lefèvre

Le testament de la comtesse d'Harscamp prévoit la fondation d'un hosipce appelé Hospice d'Harscamp en mémoire de mon très cher époux destinné à secourir les personnes des deux sexes en nombre égal agées de plus de 60 ans, issues d'une famille dont les père et mère ou les aïeux vivaient dans une honnête opulence et qui se trouveraient sans ressources pour subsister à charge d'en faire la preuve et de celle d'une bonne conduite avant d'être admises.

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