Fondation d'Harscamp

 

 

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Fondation d'Harscamp
De 1812 à 2006 La période belge de 1919 à 1944 L’aliénation du bois de Montigny-sur Meuse
L’aliénation du bois de Montigny-sur Meuse Imprimer Envoyer
La guerre a complètement perturbé l’exploitation de la forêt mosane, les coupes de 1918 et 1919 n’étant pas réalisées, vu les événements et les prix bas qui sont proposés. Des amateurs se déclarent intéressés par l’achat de cette forêt et en offrent 250.000 francs, ce que la Commission estime insuffisant.
Début 1920, à une date inconnue, une promesse de vente entre l’hospice et la Société coopérative des Magasins Réunis des Charbonnages du Borinage est signée, fixant à 500 francs/ha et à la somme de 325.895,50 francs la cession de cette forêt. Somme peut-être pas très élevée, objectera l’Assemblée des Collateurs mais qui lui tire une solide épine du pied et est bénéfique pour les finances de l’établissement.
Pas de chance : après avis favorable de la Députation permanente, le ministre de la Justice, après en avoir référé avec l’Administration des Eaux et Forêts, estime que la forêt de Montigny doit être exposée en adjudication publique sur une mise à prix de 400.000 francs. Aucun amateur ne se présente le 20 mai 1921 à cette vente publique; Lors d’une seconde séance où le prix est abaissé à 350.000 francs, une seule offre à 200.000 francs est émise. Le premier acheteur est alors recontacté et finit par faire une proposition d’achat à 300.000 francs, frais et honoraires à charge des vendeurs, soit 260.000 francs pour lui (400 francs/ha). Il a gagné 100 francs par ha !
En sa séance du 16 novembre 1921, après un ultime baroud d’honneur du comte d’Audigné qui s’oppose aux conditions d’une telle aliénation (36), le président de l’Assemblée, le comte Théodore de Villers, met la proposition au vote : elle est finalement acceptée par 11 oui et 5 non. Plus rien n’empêchera alors l’aliénation et un arrêté royal daté du 20 février 1922 approuvera la vente.
Ainsi se termine cette saga autour des bois dominant la Meuse au-dessus de Montigny et de Vireux-Molhain, dont seule subsiste aujourd’hui encore l’appellation forêt de l’Hospice sur la carte Michelin.

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" Le destin d'Isabelle Brunelle est de ceux où la réalité dépasse la fiction, surtout dans la société d'Ancien régime marquée par des privilèges de castes générant eux-mêmes d'importants revenus matériels.

Cette fille d'artisan a épousé un aristocrate de vieille souche, membre de la noblesse chapitrale des pays-bas méridionaux et de la principauté de Liège, et elle a consacré par son action personnelle le prestige de cette maison bien au delà de son époque."

 

Cécile Douxchamps-Lefèvre

Le testament de la comtesse d'Harscamp prévoit la fondation d'un hosipce appelé Hospice d'Harscamp en mémoire de mon très cher époux destinné à secourir les personnes des deux sexes en nombre égal agées de plus de 60 ans, issues d'une famille dont les père et mère ou les aïeux vivaient dans une honnête opulence et qui se trouveraient sans ressources pour subsister à charge d'en faire la preuve et de celle d'une bonne conduite avant d'être admises.

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