Fondation d'Harscamp

 

 

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Fondation d'Harscamp
De 1812 à 2006 Lla période belge de 1844-1870 L’épidémie de choléra à Namur en 1866
L’épidémie de choléra à Namur en 1866 Imprimer Envoyer
Nous avons peu de détails quant à la vie concrète des pensionnaires d’Harscamp au XIXe siècle. Sous l’angle de l’hygiène et des conditions sanitaires, il ne faut pas se faire d’illusion : la situation des hospices et des hôpitaux laisse encore beaucoup à désirer. Si le nombre des pensionnaires à Harscamp tourne autour des 250, il est encore plus élevé à Saint-Gilles où plus de 400 personnes y sont recueillies. Pourtant des idées nouvelles voient le jour comme celles émises dans ce rapport de la Commission pour l’année 1866, assemblée du 15 mai 1867. Il se profile dans la ligne des idées hygiénistes qui se développeront dans la seconde moitié du XIXe siècle, liant, par exemple, le développement des épidémies, miasmes et autres maladies à l’air ambiant qui n’est pas pur, suffisant ou renouvelé.
La ville de Namur, de même que le plus grand nombre de localités du pays, a été visité par le terrible fléau, le choléra.
Dans le but d’éloigner de l’établissement la maladie épidémique, la Commission a pris de promptes et énergiques mesures qui ont été couronnées de succès.
Au nombre de ces mesures, nous devons tout particulièrement parler de celles adoptées pour assainir les locaux et le voisinage de l’hospice.
Presque au centre de l’établissement, aux abords du quartier le plus populeux de l’hospice, se trouvait la basse-cour, qui renfermait 14 porcs, à la date du 18 juillet 1866, c’est-à-dire au moment où l’épidémie commençait à exercer ses cruels ravages.
Il y avait là un véritable foyer d’infection qu’il s’agissait de faire disparaître sans retard.
L’humidité qui existait d’une manière permanente aux abords de la porcherie avait pour effet de laisser pénétrer, dans les interstices des pavés, des détritus faciles à mettre en dissolution. De là une cause constante d’exhalaisons malsaines et dangereuses pour la salubrité de l’établissement.
Le triste et trop fréquent retour des épidémies imposait à l’administration le devoir de combattre tout ce qui est de nature à développer et à étendre la maladie.
En conséquence, par résolution du 20 juillet 1866, la Commission ordonna la suppression de la basse-cour qui, depuis plusieurs années, existait à l’hospice d’Harscamps, par suite d’une tolérance et contrairement aux dispositions du règlement communal.
La vente des porcs eut lieu immédiatement ; la fosse à fumier fut vidée et nettoyée à fond.
La cour dans laquelle se trouvait la porcherie étant humide, mal aérée, à cause de l’élévation des bâtiments qui l’entourent, fut désinfectée journellement avec une dissolution de sulfate de fer. Les canaux, les égouts et autres endroits insalubres furent également désinfectés.
La Commission a donné la préférence au sulfate de fer, parce que ce désinfectant est à bas prix, qu’il est sans odeur, nullement délétère et que chimiquement, on en apprécie très bien les effets et qu’ainsi, son efficacité est hors de doute.
Pour compléter ce genre de mesures sanitaires, nous faisons enfouir sans retard tous les débris de la production du jardin qui ne pouvaient être livrés à la consommation.
A ces moyens extérieurs de préservation, nous avons ajouté ceux qui, dans un cas exceptionnel, pouvaient provenir de l’alimentation. Ainsi que la Science le conseillait, nous avons augmenté le nombre de repas en viande, et pour ne rien négliger de ce que prescrivait la prudence, nous avons interdit les sorties des vieillards pour faire éviter chez quelques-uns une cause de décès d’abord, et ensuite pour les tenir éloignés, autant que possible, des foyers de l’épidémie qui étaient nombreux en cette ville.
L’adoption de ces mesures, jointes aux bonnes et nombreuses dispositions générales existantes à l’hospice d’Harscamps, ont produit les meilleurs résultats.
Pendant la période calamiteuse que nous venons de traverser, il n’a été constaté qu’un seul cas de mort où les symptômes de l’épidémie se sont révélés.
Nous croyons devoir appeler l’attention de l’assemblée générale sur les modifications à introduire dans l’organisation du service sanitaire, cette branche si importante de l’administration.
Le service médical de l’hospice d’Harscamps est confié à un seul médecin.
La nomination d’un médecin adjoint non rétribué, ainsi que cela existe dans les autres hospices et hôpitaux, serait, à notre avis, le complément d’une bonne organisation médicale. L’adoption de cette mesure assurerait à cette partie du service une marche régulière et convenable.
La Commission propose en conséquence à l’Assemblée générale de décider la nomination d’un médecin adjoint, et de pourvoir à cette nomination à la prochaine réunion.
L’organisation sanitaire dans une institution où cohabitent 250 vieillards de plus de soixante ans laisse quelque peu rêveur … Il faudra néanmoins attendre le début du siècle suivant pour voir d’une part la réglementation devenir plus stricte et imposer des normes à respecter, et d’autre part voir à Namur la construction de l’hôpital Saint-Camille pour connaître une amélioration sensible de ces conditions sanitaires, dont profiteront tous les hospices que gère la Commission. Nous y reviendront au chapitre suivant.

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" Le destin d'Isabelle Brunelle est de ceux où la réalité dépasse la fiction, surtout dans la société d'Ancien régime marquée par des privilèges de castes générant eux-mêmes d'importants revenus matériels.

Cette fille d'artisan a épousé un aristocrate de vieille souche, membre de la noblesse chapitrale des pays-bas méridionaux et de la principauté de Liège, et elle a consacré par son action personnelle le prestige de cette maison bien au delà de son époque."

 

Cécile Douxchamps-Lefèvre

Le testament de la comtesse d'Harscamp prévoit la fondation d'un hosipce appelé Hospice d'Harscamp en mémoire de mon très cher époux destinné à secourir les personnes des deux sexes en nombre égal agées de plus de 60 ans, issues d'une famille dont les père et mère ou les aïeux vivaient dans une honnête opulence et qui se trouveraient sans ressources pour subsister à charge d'en faire la preuve et de celle d'une bonne conduite avant d'être admises.

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