| Construction et placement d’un grillage à l’Hospice d’Harscamp |
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Dans les années 1860, la ville de Namur voit ses anciennes fortifications urbaines, dont certaines remontent à la fin du moyen-âge, mises bas, tronçon après tronçon. Depuis sa création cinquante ans plus tôt, l’hospice d’Harscamp a toujours été séparé de la Meuse par le bastion des Récollets.
Le Ministère de la Guerre l'ayant cédé à la ville, celle-ci le démolit pour y créer un boulevard de ceinture auquel elle donnera le nom d’Isabelle Brunell. Une séparation entre les jardins et la nouvelle voirie s’avère nécessaire. La construction du grillage, l’élargissement de la rue du Trou de Gravière et la création du boulevard Isabelle Brunell sont des améliorations qui rendent plus agréable le séjour des vieillards d’Harscamp et modifient d’une manière avantageuse les conditions de salubrité réclamées depuis longtemps par l’hygiène de l’établissement et le bien-être des pensionnaires. D’un autre coté, ces travaux d’embellissement et d’amélioration ont modifié la contenance de la propriété ; d’une part, des emprises (1 are 46 ca) ont été faites dans le jardin de l’hospice, d’autre part, l’administration a obtenu la cession de parcelles nécessaires à l’alignement de la propriété (8 ares 95 ca). A l’assemblée générale du 15 mai 1868, à la vue des travaux qui sont exécutés à Harscamps, l’Assemblée des Parents maintient son avis négatif en ce qui concerne la suppression d’arbres fruitiers dans le jardin de l’hospice, pour les replacer par une grille luxueuse. En novembre, certains collateurs protestent encore contre toutes ces dépenses de luxe, où l’on substitue des squares à un potager, on remplace par un élégant grillage un mur garni de magnifiques arbres fruitiers, etc. Ce grillage sera décoré du blason des Harscamp « d’argent, à la croix pleine, de gueules en pal, et d'azur en fasce ». |
Cécile Douxchamps-Lefèvre