| Population de l’hospice d’Harscamp |
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En 1825, 1826, 1827 et 1828, la population moyenne n’était que de 122 individus à laquelle il convient d’adjoindre 20 domestiques ; fin 1831, il y 240 hospitaliers et 17 domestiques, soit une multiplication par deux. Au fil des places rendues disponibles par les décès, selon les demandes qui sont introduites auprès des Parents et de la situation financière qui sert de baromètre fixant les entrées, on suit l’évolution suivante :
L’hospice semble donc fonctionner comme une «usine», où chaque décès libère une place pour un nouvel hospitalier qui émarge à la Fondation. Les pensionnaires «payants» ne semblent pas être nombreux ou ne sont pas signalés comme tels. Parmi toutes les femmes et tous les hommes admis, tous n’entrent pas à l’hospice. En effet, les réunions semestrielles des collateurs permettent d’arrêter la liste des nouveaux admis qui doivent ensuite être contactés pour se présenter au directeur. Certains reviennent sur leur demande et déclinent leur acceptation, d’autres sont morts entre-temps ou ne peuvent être reçus pour divers motifs (santé, …). Le nombre des décès au sein de l’établissement fait l’objet de statistiques annuelles. Par tranches d’âge, les octo- et nonagénaires représentent une minorité non négligeable. Il a même été prévu de fêter le 3 mars 1841 la première centenaire de l’hospice, à qui un repas spécial serait offert ainsi qu’à sa famille. On ignore si elle fut fêtée. |
Cécile Douxchamps-Lefèvre