| Les Sœurs de Notre-Dame de Namur |
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Depuis 1814 et l’essai avorté de faire venir les sœurs hospitalières de St-Thomas de Villeneuve, l’hospice d’Harscamp ne disposait pas à demeure d’un personnel professionnel soignant auquel diverses tâches à accomplir seraient dévolues.
A la réunion du 15 mai 1836, le comte de Quarré suggère de confier la direction de l’hospice à des religieuses de Notre-Dame qui seraient en outre chargées de la lingerie, de la cuisine, des infirmeries et de tout ce qui concerne l’économie et l’ordre de l’établissement. L’Assemblée approuve cette suggestion. Le 7 octobre 1836, trois religieuses de cet ordre (10) sont sur place. L’une d’entre elles remplace le directeur qui vient de décéder et remplit les tâches que les collateurs avaient préconisées dès l’année 1812, sous le régime français. Elles reçoivent un salaire annuel de 1800 francs (6.300 €), plus le feu, le logement et la lumière. Elles demandent aussitôt qu’on leur adjoigne deux domestiques. Dans un premier temps, elles ne jugent pas utile de s’installer à l’hospice (leur couvent est situé à deux cents mètres) et attendent vraisemblablement l’aménagement de leur «quartier» et d’une chapelle qui ne sera terminée qu’à la mi-1841. L’Assemblée générale sollicite sans tarder deux religieuses supplémentaires, pour répondre aux besoins d’une communauté qui tourne autour de 240 personnes âgées, mais une seule viendra compléter l’effectif. La cinquième rejoindra ses consoeurs beaucoup plus tard (11) . Le 12 novembre 1869, après 33 ½ ans de services, la Commission des hospices civils décide du renvoi des sœurs de Notre-Dame pour les remplacer par des sœurs de la Charité. Cette décision unilatérale créera une tension avec les Collateurs de la Fondation. |
Cécile Douxchamps-Lefèvre