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Bibiographie et sources
1. Six volumes de rapports des Assemblées des Parents et des Assemblées générales de la Commission, représentant environ 2500 pages, ont fait l’objet d’une lecture approfondie et constituent la base de la présente étude. Ils couvrent les périodes suivantes : I. 24 juin 1812 - 15 mai 1860, 436 pages + 36 pages manuscrites reprenant le testament II. 15 novembre 1860 - 15 novembre 1870, 500 pages III. 15 mai 1871 - 16 novembre 1905, 500 pages IV. 16 mai 1906 - 16 novembre 1942, 540 pages V. 16 mai 1943 - 16 novembre 1998, 520 pages VI. 16 mai 1999 - 16 mai 2006, 78 pages 2. Pour la commodité de la lecture, il sera fait usage de trois dénominations : l’Assemblée qui fait référence à la réunion des Collateurs ou Parents de feu le comte Pontian d’Harscamp et qui précède l’Assemblée générale de la Fondation qui rassemble les Parents et les membres de la Commission administrative des hospices civils de la ville de Namur (jusqu’en 1925), de la commission d’Assistance publique – CAP (à partir de 1925) et de la commission du centre public d’aide, puis d’action sociale – CPAS (après 1976). 3. Nous laisserons à une étude ultérieure ou à un travail externe, le soin de plonger dans les archives de la Commission des Hospices civils, conservées au CPAS et aux Archives de l’Etat à Namur, pour parfaire notre présente étude. 4. En juin 1812, avait eu lieu une Assemblée générale extraordinaire, que nous avons relatée dans le précédent article consacré au testament d’Isabelle Brunelle et à l’installation de l’hospice d’Harscamp 5. Un graphique récapitulera au dernier chapitre de cet article l’évolution de la population des pensionnaires pris en charge par la Fondation d’Harscamp entre 1812 et 2006. 6. Ordre de sœurs hospitalières créées au XVIIe siècle en Bretagne, assez répandues à Paris et en France. 7. Entre autres, l’article 21 qui, s’il accorde à la commission et aux membres de l’assemblée des parents le droit de nommer le directeur, n’accorde le droit de nommer les autres employés qu’à la commission des hospices. 8. Le capital proprement dit (292.127 francs) sera remboursé en 1862 par le duc Rodolphe de Croy après une nouvelle réduction à 275.000 francs. La députation permanente de la province de Namur obligera la Commission à remployer ce capital en obligations de l’Etat belge à 4 ½ % d’intérêts et non plus en hypothèques. 9. La Commission administrative signale que beaucoup de personnes sollicitent l’entrée à l’hospice d’Harscamp par spéculation (?) et sans être dans le besoin. 10. Congrégation toute proche fondée par Julie Billiart à Namur en 1807. Sous le régime hollandais, les religieuses n’avaient pu exercer leur fonction première, à savoir l’enseignement : aussi avaient-elles accepté des tâches en milieu hospitalier qu’elles exerceront quelques années encore après l’indépendance belge. Précision communiquée par Madame C. Valschaerts, responsable des Archives générales de la Congrégation des Sœurs de Notre-Dame de Namur. 11. Le directeur sollicitera en effet en 1852 une cinquième sœur de Notre-Dame qui sera chargée de la surveillance de la cuisine et de tout ce qui se rapporte au régime alimentaire de l’hospice. 12. Ce sera en quelque sorte la politique de la «chaise vide». La Commission n’est plus représentée aux assemblées semestrielles des Collateurs que ne préside donc plus le bourgmestre. Seuls les rapports moral, matériel et financier sont exposés par le secrétaire et le receveur de l’administration des hospices civils. 13. Ce conflit, non compris la partie judiciaire devant les tribunaux, a fait l’objet d’une relation imprimée de sept pages format journal, non datée (en fait elle s’arrête à fin novembre 1862) intitulée HOSPICE D’HARSCAMP. Conflit entre la Commission administrative des Hospices et les parents de Madame la comtesse d’Harscamp. 14. Ce directeur a une fonction différente de celle de la religieuse «directrice interne», qui organise et gère la vie des pensionnaires au quotidien depuis 1836. En plus de la gestion patrimoniale, il rédige les rapports semestriels qu’il communique à l’Assemblée des Parents, dans lesquels il fait la synthèse des pensionnaires admis, des places à remplir, des sanctions à prendre envers certains pensionnaires et de l’état général (discipline, santé, décès) de l’hospice. 15. Il s’agit de 275.200 florins à 2 ½ % argent de convention et de 53.100 florins à 5 % effectif. Au total, 328.300 florins que possède l’hospice d’Harscamp (testament p.32 et 33) et qui lui ont rapporté depuis 20 ans un revenu net moyen de 11.868 francs (plus de 40.000 € par an), selon le rapport de baron de Woelmont à l’assemblée du 15 novembre 1860. 16. Calculé à partir des chiffres communiqués par le directeur à la réunion du 15 mai 1867 (1466 admissions). Ce chiffre est brut et comptabilise aussi ceux qui sont expulsés (3 en 1846, par exemple). 17. Chiffre communiqué par le directeur le 15 mai 1871 à l’Assemblée, pour la période allant de 1812 à mai 1871. 18. Rapport de la commission pour l’année 1868, assemblée du 15 mai 1869. 19. Ordre religieux créé à Namur en 1734 grâce à la générosité de Martine Bourtonbourg (1660-1732), veuve à 34 ans. Elle est considérée comme la fondatrice de ces religieuses qui occupèrent au début sa maison de la rue des Fossés, actuellement rue Emile Cuvelier. Les sœurs de la Charité de Namur se dépenseront surtout dans les hôpitaux, cliniques, hospices et orphelinats. 20. Ces rapports deviennent une véritable radiographie des activités de l’hospice d’Harscamp. Sur une période de plus d’un siècle, leur lecture agréable permet de connaître et de chiffrer toute une série de paramètres permettant une étude future approfondie tant de la situation matérielle et sociale, qu’historique de la vénérable institution. La présentation toujours la même permet la comparaison et la compréhension des évolutions dans le temps. 21. L’article 18 du règlement de 1811 stipule pourtant que nul individu ne sera admis audit hospice d’Harscamps s’il ne justifie, en outre, d’un domicile acquis dans ladite ville, ou tout au moins dans le département. Au 16 mai 1910 par exemple, sur les 143 pensionnaires, 26 sont originaires de la ville de Namur et 53 de la province de Namur, soit 55 %. Tous les autres viennent des provinces wallonnes, principalement Liège (26), Brabant (16), Luxembourg et Hainaut (9 chacune). Un pensionnaire est originaire d’Anvers et 3 de France. 22. Les rapports et procès-verbaux couvrant ces années signalent néanmoins peu de cas d’entrées sous ce statut. 23. Le chiffre réel pourrait être légèrement différent, car les procès-verbaux de certaines assemblées des Parents ne confirment pas les nominations. L’auteur a repris alors les chiffres proposés par le rapport semestriel du directeur à ces assemblées . 24. Voir l’article Du testament d’Isabelle Brunelle (janvier 1805) à la fondation de l’hospice d’Harscamp (octobre 1812). 25. Les honoraires exorbitants réclamés par l’architecte (5 % sur 50.000 francs, plus 3 % sur le surplus, ramenés ensuite à 1 ½ %) sont finalement réduits à 2.000 francs ou 7.000 euros par le tribunal de Namur (18 juin 1882). 26. Lire la notice qui lui est consacrée dans le Dictionnaire biographique Namurois sous la dir. de F. Jacquet-Ladrier, Le Guetteur Wallon, n° 3-4, Namur, 1999, p. 146. 27. A partir de 1901, on dispose de tables de conversion donnant les coefficients de transformation du franc (français) d’une année en euro de 2005. Pour les années 1900 à 1910, le coefficient arrondi sera de 3,40 euros pour 1 franc ; de 1911 à 1914, de 2,95 euros pour 1 franc. Source : INSEE. 28. Le chauffage central à l’hospice ne sera installé qu’en … 1927, soit trente ans après les premières propositions. 29. C. DOUXCAHMPS-LEFEVRE, dans Hôtels de Maître à Namur XVIIIe-XXe siècles Leurs Occupants, Wépion - Namur, 1999, p. 18. 30. Cette inscription comprend une obligation appartenant à l’hospice St-Gilles et à l’hôpital St-Jacques pour une valeur de 831,78 florins, qu’Harscamp rachètera pour éviter les complications. 31. Cette somme en francs divisée par 300 donne le nombre d’hospitaliers qui pouvaient dès lors être pris en charge par cette source de revenus : près d’une centaine ! 32. Taux de conversion INSEE pour 1918 : 1 franc = 1,34 euro. Les rentes à charge de particuliers vont disparaître dès 1925 : une seule subsiste encore à la veille de la 2e guerre mondiale procurant 1.451,25 francs belges d’intérêt, c’est-à-dire plus rien. 33. J. Godenne, La famille d'Harscamp et la fondation d'Isabelle Brunelle, coll. Guides de l’étranger à Namur – N° V (Namur, s.d., 84 p.). 34. Il faut signaler que des travaux d’amélioration effectués aux chambrettes et dortoirs ont réduit les capacités d’accueil. Le 16 mai 1938, en réponse à une question du comte de Bergeyck à la Commission, il est rappelé que les admissions à l’hospice sont limitées à 107 personnes. On est loin des 260 hospitaliers, un siècle plus tôt. 35. En 1921, la plupart des pensionnaires recevront chacun 240 francs (220 euros), représentant la pension de vieillesse qui leur a été attribuée par le Gouvernement. 36. Cette vente correspond à un prix net de 260.000 francs pour la Fondation. Au cours de 0,98215 € de 2005 pour 1 franc français en 1922 (source INSEE), cela représente 255.400 € ou environ 10,3 millions de francs belges pour 650 ha de bois et forêts, soit 393 € l’ha. Les connaisseurs et propriétaires terriens jugeront si bonne affaire il y eut … en 1922. 37. La ville de Namur reçoit une offre à 20.000 francs d’un autre hôtelier, M. Jungbluth et entame des négociations avec l’ancien locataire Schoeffter. Les Parents dénoncent cet abus de pouvoir de la ville qui doit uniquement avoir un rôle d’acceptation ou d’improbation et non de négociation. 38. Particularité de ce bail de 43 ans : il est lié au dollar américain. La valeur conventionnelle de départ est de 25 francs belges pour un dollar. Le mécanisme d’indexation, voulu par l’administration et la Députation permanente, fait ainsi passer le loyer de cette maison de 6.000 francs à 7.288frs 80 le 1er août 1926 et à 8.681frs 70 le 1er février 1927. 39. A partir de 1941, la nomenclature change à nouveau et ne permet pas la poursuite de la comparaison pour les années de la 2e guerre mondiale. Mais les tendances ne peuvent être inversées. 40. Travaux exécutés en 1938, par l’entreprise Noël d’Hambraine, sous la direction de l’architecte namurois Puissant. Coût des travaux : 87.387, 75 francs, non compris un lot de 7.875 pavés cédé par la SNCV au prix de 3.750 francs, pour pavage de la cour de ferme. 41. Le budget 1944 présentant un déficit de près de 70.000 francs, il est renvoyé par le gouverneur a.i. qui exige qu’il soit au minimum en équilibre. Une commission mixte Parents - administration est chargée de trouver les pensionnaires qui pourront payer une pension plus élevée … et de leur faire accepter leur nouvelle contribution ! 42. Le nombre des victimes de cette journée sera de 317 morts et de plusieurs centaines de blessés pour toute la ville de Namur. 43. Le 21 octobre 1962, lors des cérémonies commémoratives du 150e anniversaire de la Fondation, deux plaques en bronze seront inaugurées dans le couloir du cloître à la mémoire du baron Ferdinand de Thysebaert, des religieuses et pensionnaires victimes de ce bombardement allié. 44. En 1950 : 45 francs (16.425 frs annuels) ; en 1951 : 50 francs (18.950 frs) ; en 1952 : 65 francs (23.725 frs) ; en 1953 et 1954 : 82,20 francs (30.000 frs) … 45. Au 31 décembre 1944, sur 44 pensionnaires ayant versé un capital, seuls 8 disposent encore d’une réserve, les 36 autres étant logés et nourris aux frais de la CAP. Quatre ans plus tard, il ne reste plus en vie que 32 pensionnaires ayant versé un capital, mais les fonds disponibles ne permettent plus l’entretien que de 2 personnes. 46. Un testament de Madame Léocadie de Villers-Masbourg avait confié aux hospices civils de Namur la gestion d’une fondation dont les revenus doivent subvenir à l’hébergement de servantes de soixante ans et plus, qui sont sans ressources, nées dans la province de Namur. En plus, de bonne conduite et non atteintes de maladie au moment de leur entrée à l’hospice. Le patrimoine consiste en un immeuble unique qui sera vendu en 1993. 47. Quant aux 1.400.000 francs restants, ils sont repris au service extraordinaire – recettes à recouvrer des exercices antérieurs des comptes de la Fondation de chaque exercice. En 1968, ce compte n’indique plus qu’une recette à recevoir de 1.157.000 francs. Ce n’est qu’en 1975 que l’Assistance publique paiera le solde du prix de rachat de l’hospice. Entre-temps, cette somme rapportera 4 % à la Fondation. 48. Occupé depuis de nombreuses années par le Musée des traditions namuroises. 49. Durant l’exercice 1955-1956, trois anciennes pensionnaires qui avaient été transférées à charge de la CAP, sont reprises par la Fondation. 50. Depuis une dizaine d’années, une distinction est faite entre maison de repos (M.R.) et maison de repos et de soins (M.R.S.) 51. La maison d’Harscamp n’appartient plus au patrimoine de la Fondation : pour information, signalons que les travaux de construction du 1er bloc d’une capacité de 125 lits débutèrent courant 1956, les parachèvements étant terminés le 26 janvier 1959. La peinture intérieure est achevée à la mi-avril 1960 et les pensionnaires, dont onze protégés de la Fondation, sont hébergés dans les mois qui suivent dans des chambres équipées provisoirement. Quant au nouveau mobilier, il ne fut entièrement livré et installé qu’en 1963. 52. A titre indicatif, ce loyer annuel de chasse était de 157.057 francs pour l’exercice 1989-1990. 53. Cette part de co-propriété sera portée, par le remploi de fonds disponibles, à près de 80 % dès 1976, 85 % en 1977 et 87,5 % en 1979. La même année, la Fondation de Hemptinne rachète les 12,5 % du CPAS de Namur. Par la suite, la Fondation augmentera encore sa part de copropriété : 92,1 % à la fin de 1981, 94,5 % à fin 1982, 96 % à fin 1983, la totalité en 1985. 54. Même si le collège échevinal de Namur considéra qu’il aurait été plus rentable de recourir à des placements financiers ; position que ne partage nullement l’Assemblée qui approuve la décision du CPAS. 55. Cette légalisation ne sera plus exigée à partir de l’assemblée générale du 15 mai 1985. 56. La très longue histoire de l’église franciscaine Sts-Pierre-et-Paul, rebaptisée Notre-Dame en 1802, a fait l’objet d’une présentation par l’auteur de ces lignes dans les ASAN, tome 74, 2000, p.146-202. 57. Autre dénomination avancée en 2004 par le président Allard du CPAS : Espace culturel d’Harscamp. 58. Le chiffre précis n’a pu être calculé par l’auteur : en novembre 1914, on comptabilisait déjà 2887 pensionnaires admis. Par la suite, le rythme ira en décroissant.
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