Les Collateurs de la Fondation

Les Collateurs de la Fondation : une famille au sens large

Henry d'Otreppe de Bouvette

 

 

"La fortune du comte et de la comtesse d'Harscamp était énorme ; au-delà de ses largesses testamentaires destinées à ses parents, ses amis, ses serviteurs, Isabelle Brunelle a investi les avoirs de son mari dans la fondation namuroise et les siens propres dans les quatre fondations aixoises ; ses dispositions en ce sens font preuve au plus haut degré d'intelligence et d'altruisme, tout comme de caractères ouverts ou novateurs -il en va ainsi de l'établissement d'un nombre égal de pensionnaires des deux sexes, par exemple, ou de son souci proclamé d'agir avec économie pour le meilleur bien de la fondation ; la composition du collège des collateurs est faite de parents mâles ayant atteint leur majorité, cette réserve masculine devenant plus inattendue de nos jours... Par dessus tout, c'est la continuité qui fascine : une continuité faite d'attachement, de tradition et de conduite avisée. Nous sommes en présence d'un outil à peine postrévolutionnaire, tournant depuis deux siècles avec une régularité bénéfique."

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La famille d'harscamp

François-Pontian, comte d'Harscamp, baron de Bossimé, seigneur de Bierwart, Otreppe, Barse à Hannesche, la Marlière, Lustin, Maillen, Profondeville, Fernelmont, Tongrenelle, Rivière, Rendeux, Montigny-sur-Meuse, Marchin, Wavremont, Lambussart..., baptisé à Namur le 15 mai 1717, est mort à Fernelmont le 12 floréal an II (1er mai 1794).

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Le testament et les exécuteurs testamentaires

 

L'histoire d'Harscamp, alors, ne devait plus perdurer cinquante ans.
Pontian d'Harscamp, réunissant dans ses mains comme malgré lui tous les avoirs ancestraux, finit par arrondir encore le patrimoine, ajoutant à celui-ci Rendeux, Montigny-sur-Meuse et Marchin, sans compter ses vastes domaines de Galicie. Capitaine de dragons au service d'Autriche, il avait épousé -nous l'avons dit- la remarquable Isabelle Brunel. La mort de leurs enfants là-bas hâta sans doute l'installation du couple dans le Namurois où Pontian vécut près de trente ans encore. Une bonne année avant son décès, fidèle sans doute à un idéal qu'il vivait en commun avec son épouse, il se prêtait au jurement révolutionnaire pour la liberté et l'égalité...

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La recherche des Collateurs

 

Des premières démarches des exécuteurs testamentaires à partir de 1805 à la première assemblée du 22 juin 1812 (7), la recherche de parents/collateurs (8) se fit, par les soins de ces exécuteurs sans doute, sur base des documents et connaissances généalogiques en leur possession, comme aussi de l'énuméré des parents cités par Pontian lui-même dans son testament.

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La première séance

 

Le 22 juin 1812 se tint à Namur « dans la salle d'assemblée de l'hospice d'Harscamp (écrit désormais sans le « s » final qui ne réapparaîtra que temporairement), la première séance, fondatrice, tenue entre les seuls membres de la « famille », à l'issue de laquelle douze parents du comte d'Harscamp procédèrent à la « reconnaissance réciproque de leur parenté avec ledit feu Comte ».

 

 

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L'organisation du collège

 

Comme prévu par la fondatrice, l'organisation des séances as¬sociait, pour les points communs de l'ordre du jour, Commission des Hospices et famille. En séance du 24 juin 1812, la première séance commune, six personnes sur seize apparemment ne sont pas collateurs, représentant donc ladite commission : « De gaiffier, De la Roche, Aucheval (10), Darrigade, Fallon, Maus ».

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La présidence et l'action actuelle du collège : encore la stabilité

La présidence, attachée à telle ou telle séance, s'exerce de facto d'une séance à l'autre pour la conduite des affaires ordinaires, même si, du 14 novembre 1912 au décès du comte Théodore de Villers le 19 janvier 1926, président pendant cette période, le principe de la poursuite quasi d'office de la fonction a été appliqué après décision collégiale.

 

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Répartition et décodage de la représentation familiale

 

La recherche de parenté avec Pontian d'Harscamp était déjà bien fournie, en 1812, sur base des connaissances et documents évoqués plus haut. Près de deux cent cinquante personnes ont constitué sur deux siècles la population de ce collège familial.

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Évolution du recrutement, tranches d’âge et représentation des branches

À considérer les admissions de collateurs, le recrutement paraît s’être fait de façon régulière, au rythme moyen d’un par an : près de cent vingt de 1812 à 1912. Ce recrutement régulier-mis à part un train de huit en première séance de 1872 ! - correspondant une fois encore à la stabilité de l’institution, a concerné le plus souvent, pour la même période de cent ans, des jeunes gens arrivés tout juste à leur vingt et un ans.

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La présidence et l’action actuelle du collège : encore la stabilité

La présidence, attachée à telle ou telle séance, s’exerce de facto d’une séance à l’autre pour la conduite des affaires ordinaires, même si, du 14 novembre 1912 au décès du comte Théodore de Villers le 19 janvier 1926, président pendant cette période, le principe de la poursuite quasi d’office de la fonction a été appliqué après décision collégiale.

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Bibliographie et sources

Bibliographie et sources

Six caisses d’archives concernant la famille et la fondation d’Harscamp (conservées à Namur, Fondation d’Harscamp).

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