Fondation d'Harscamp

 

 

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Fondation d'Harscamp
Les fondements Du testament à l'Hospice Les fondations pieuses
Les fondations pieuses Imprimer Envoyer

On pourrait ne les citer que pour mémoire tant elles semblent à première vue insignifiantes. Et pourtant, elles occupent un temps important de l’activité des exécuteurs.

Deux choses sont à distinguer : d’une part, les messes fondées, et d’autre part les distributions «alimentaires» liées à ces messes anniversaires ou périodiques.

Les messes fondées :

Les messes fondées relèvent exclusivement des évêques qui doivent accepter les legs, en leur nom ou en celui des desservants des paroisses bénéficiaires : l’évêque d’Aix-la-Chapelle pour les messes à fonder à la cathédrale et à l’église St-Jacques, l’évêque de Liège (47) pour la messe fondée à Bierwart (canton de Héron), celui de Metz pour la paroisse de Montigny-sur-Meuse et l’évêque de Namur pour toutes les autres. Leur accord (48) est ensuite transmis au ministre des cultes à Paris accompagné d’un extrait du testament les concernant. 

Voici, à titre illustratif, l’extrait du Registre protocole de l’évêché d’Aix-la-Chapelle envoyé le 7 mars 1806, dans lequel Mgr Marc-Antoine Berdolet «monnaie» les fondations à l’église cathédrale et à l’église Saint-Jacques, acceptées le 25 juillet précédent :
«L’entretien du service solennel ci-dessus fondé à la cathédrale exige une rente perpétuelle, dont après avoir consulté notre chapitre, nous réglons le produit à la somme annuelle de cinq cent sept francs. D’après le mémoire suivant, savoir :


Pour L’officiant    6 francs
Le Prêtre assistant    3 francs
Le Diacre et le Sous diacre, chacun trois francs    6 francs
Le Maître de cérémonie    3 francs
Pour présence du Chapitre            120 francs
Les Enfans de Chœurs avec leur Directeur    11 francs     
Pour le Prêtre de la Sacristie    3 francs
Les garçons de la Sacristie    3 francs
__________
155 francs
Le bas Chœur, y compris

le  Surchantre, les Choristes et la musique               72 francs
Le Suisse et le Bedeau    4 francs
14 Cierges sur l’autel    14 francs
32 Cierges au Catafalque    32 francs
Le Linge, les ornements, tapis
Encens, Drap mortuaire, Chandeliers,
Sièges, orgue    70 francs
La grande Sonnerie pour 
l’office et durant l’absoute    40 francs
Pour les pains aux pauvres    120 francs
______________
total              507 francs

L’entretien de la messe journalière fondée en l’église de St Jacques à Aix-la-Chapelle exige une rente dont le produit annuel est réglé à la somme de sept cent trente francs de laquelle le célébrant percevra un franc vingt cinq centimes par jour et la fabrique le restant à raison de 75 centimes par jour pour le luminaire, le vin, les ornemens et autres fournitures.
En outre la même fabrique de l’église St Jacques percevra une rente annuelle de quinze cent soixante francs pour le pain à distribuer aux pauvres chaque dimanche en valeur de trente francs suivant le testament.
Suite à la « perte» de documents, le rapport du ministre des Cultes sur les fondations d’anniversaires ne devait être soumis à la sanction impériale et recevra l’aval qu’après la clôture du mandat des exécuteurs le 9 mai 1806.

Les distributions aux pauvres  :

Quant aux distributions de pains et vivres, elles doivent recevoir l’acquiescement des bureaux de bienfaisance respectifs ou des fabriques d’église (Aix-la-Chapelle), chargés de les prester. 
Ces fondations pieuses seront approuvées par le décret impérial du 2 Nivôse an XIII à la suite de celui autorisant la Commission des hospices civils à recueillir les legs de Madame Isabelle d’Harscamp en faveur d’un hospice à créer à Namur. Le chapitre cathédral d'Aix transmit cependant la fondation pour les pauvres à l'autorité civile. Certaines distributions étaient encore faites avant 1914. 
Par ailleurs, Madame Isabelle d’Harscamp n’a pas eu le temps de passer une nouvelle fondation (49), par laquelle elle aurait fondé douze bourses de 500 francs chacune (1.750 €) au profit du Séminaire de Namur : le codicille devait être signé vingt-quatre heures après sa mort et l’évêque de Namur en garantissait la prompte acceptation du gouvernement.

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" Le destin d'Isabelle Brunelle est de ceux où la réalité dépasse la fiction, surtout dans la société d'Ancien régime marquée par des privilèges de castes générant eux-mêmes d'importants revenus matériels.

Cette fille d'artisan a épousé un aristocrate de vieille souche, membre de la noblesse chapitrale des pays-bas méridionaux et de la principauté de Liège, et elle a consacré par son action personnelle le prestige de cette maison bien au delà de son époque."

 

Cécile Douxchamps-Lefèvre

Le testament de la comtesse d'Harscamp prévoit la fondation d'un hosipce appelé Hospice d'Harscamp en mémoire de mon très cher époux destinné à secourir les personnes des deux sexes en nombre égal agées de plus de 60 ans, issues d'une famille dont les père et mère ou les aïeux vivaient dans une honnête opulence et qui se trouveraient sans ressources pour subsister à charge d'en faire la preuve et de celle d'une bonne conduite avant d'être admises.

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