| En route vers l’hospice d’Harscamp |
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Dès que le choix du couvent est approuvée, une nouvelle autorisation est introduite pour modifier l’implantation du futur hospice fixée par le décret impérial du 23 décembre 1805 en l’hôtel d’Harscamp, situé entre la rue des Fossés et le Marché aux arbres. Dans une lettre datée du 7 janvier 1807, le ministre de l’Intérieur Champagny sollicite auprès de la Commission un compte plus détaillé des dépenses et recettes des biens de la succession (69). En l’absence d’une prompte réponse, le gouvernement ne s’occupera pas de la demande présentée depuis l’année précédente pour l’acquisition du couvent des Récollets.
Le 18 septembre 1807, Napoléon signe à Saint-Cloud près de Paris le décret autorisant l’acte de donation par lequel, contre paiement d’une rente viagère annuelle de 500 francs (1.750 €) pour les religieux prêtres et de 167 francs (600 €) pour chaque frère convers, ceux-ci acceptent d’échanger leur couvent. Le 23 décembre 1807, deux ans jour pour jour après le décret du 2 Nivôse an XIV, devant le notaire Buydens de Namur, Monsieur Douxchamps, mandataire des Récollets, fait donation de tous les biens des religieux à la Commission des Hospices70… A 582 années de présence franciscaine sur les bords de la Meuse (1225-1807) succèdent ainsi à ce jour 195 ans d’existence d’un établissement destiné aux pauvres (1812-2007) … Le bicentenaire est pour dans cinq ans ! Mais le nouveau décret de Napoléon et la vente du couvent aux hospices de Namur ne signifient pas que les premiers bénéficiaires entrent de suite dans l’hospice. Trois choses seront encore à réaliser : l’aménagement des lieux en vue d’y accueillir les pensionnaires, l’établissement d’un règlement d’ordre intérieur et l’engagement de religieuses hospitalières. |
Cécile Douxchamps-Lefèvre