Fondation d'Harscamp

 

 

rue d'Harscamp,9 

B- 5000 Namur

 

 

 

 

 

 

Dernières informations
Close

Flash info

|
Membre
Close

CB Login

               

Les présidents de la Fondation

Frédéric d'Otreppe de Bouvette
Image Detail

Un photo au hazard

hotel_harscamp_1748
Image Detail

Prochainement

Réseaux sociaux

Facebook Twitter Delicious Google Bookmarks 

Le fil des nouvelles

Fondation d'Harscamp
Les fondements Du testament à l'Hospice Du testament d’Isabelle Brunelle (20 janvier 1805) à l’ouverture de l’hospice d’Harscamp (1er octobre 1812)
Du testament d’Isabelle Brunelle (20 janvier 1805) à l’ouverture de l’hospice d’Harscamp (1er octobre 1812) Imprimer Envoyer

Alex FURNEMONT


La grande aventure que nous nous proposons de relater tout au long de cet article a commencé le neuf pluviôse, an treize de la République Française (20 janvier 1805) avec le testament que dicte Madame Isabelle Brunelle douairière d’Harscamp au notaire Henri-François Toussaint, résidant à Burdinne, arrondissement de Huy, département de l’Ourthe. Ce testament une fois rédigé est ensuite endossé le 18 ventôse an 13 (9 mars 1805) par le sieur Jacques-François César, notaire public établi dans le département de Sambre-et-Meuse, avec résidence à Namur, en présence d’Isabelle Brunelle, qualifiée de rentière et de propriétaire, et de six témoins.

Elle remet au second notaire deux cahiers représentant son testament et un supplément qu’elle clôt et cachette en quatre endroits en y apposant sur la cire vermeille un cachet représentant un dessein en losange, dont elle se sert ordinairement (1).


Il s’agit en fait de son troisième testament. Même si le dernier révoque tous les autres testaments et codicilles antérieurs, il n’est point inutile de rappeler brièvement le contenu des deux précédents (2).

Le premier testament avait été écrit le 28 avril 1788, en présence du notaire H. Moreau, au château de Fernelmont, où la comtesse vivait avec son mari, depuis leur retour de Hongrie. Ils n’avaient plus d’héritiers directs puisque leurs deux fils Wenceslas-Stanislas, 12 ans, et François-Joseph, 10 ans, étaient morts à quelques jours d’intervalle en juillet 1763, victimes de la petite vérole et leur fille de 6 ans les avait suivis deux ans plus tard. Ce testament comprenait déjà plusieurs fondations importantes en faveur de filles pauvres et de pauvres honteux, tant à Namur qu’à Aix-la-Chapelle. Quelques lignes extraites de ce testament sont prémonitoires de son grand dessein qu’elle précisera ultérieurement : Nous prions avec instance notre très cher époux de vouloir bien ne pas perdre de vue les pauvres et les malheureux qu’il nous a permis de soulager avec la partie des acquêts qui lui appartient. Nous lui en eussions donné l’exemple par de plus grandes largesses, si nous n’avions pas nous-mêmes des parents pauvres à secourir … Ainsi donc, dans ces quelques lignes apparaissent en filigrane les deux grands bénéficiaires de plus tard, à savoir les pauvres – au sens large ou parfois précisés - et les membres de sa famille qui seraient en situation de détresse matérielle. 

Six ans plus tard, son époux étant décédé le 1er mai 1794 à Fernelmont, Madame Isabelle d’Harscamp se rendit en Allemagne pour affaires et pour oublier son chagrin. Elle fit rédiger le 22 décembre 1794 à Miltenberg-sur-le-Mein, en Bavière, un codicille où apparaissent les quatre fondations qu’elle souhaiterait établir à Aix-la-Chapelle.

Alors que sa situation financière s’est trouvée améliorée (3), nous retrouvons chez elle toujours ce même souci des pauvres :  comme nous trouvons nos biens fonds et rentes suffisants pour soulager en même temps d’autres personnes malheureuses, nous avons jugé à propos de ne pas borner nos vues charitables à un seul objet, mais d’ordonner aussi d’autres fondations pieuses.

 

La situation politique et révolutionnaire qui secouera toute l’Europe dans les années qui suivront, ainsi que quelques problèmes «techniques» ne permettront cependant pas à la comtesse de concrétiser de son vivant ces fondations qu’elle voulait pour la ville qui l’avait vu naître. Elle les reprendra toutefois dans son dernier testament, chargeant ses exécuteurs de mener à terme ces fondations pieuses.

 

Madame d’Harscamp a voulu que son immense fortune soit répartie selon les volontés qu’elle dicte dans un testament définitif rédigé trois mois à peine avant sa disparition. Elle est alors âgée de plus de 80 ans, marquée par des problèmes de santé depuis près de dix ans et par des tracasseries de tout genre qui ont pesé sur la gestion de son patrimoine, après l’annexion de nos régions à la France.

Partager cet article

 

Google Analytics Tracking Module

" Le destin d'Isabelle Brunelle est de ceux où la réalité dépasse la fiction, surtout dans la société d'Ancien régime marquée par des privilèges de castes générant eux-mêmes d'importants revenus matériels.

Cette fille d'artisan a épousé un aristocrate de vieille souche, membre de la noblesse chapitrale des pays-bas méridionaux et de la principauté de Liège, et elle a consacré par son action personnelle le prestige de cette maison bien au delà de son époque."

 

Cécile Douxchamps-Lefèvre

Le testament de la comtesse d'Harscamp prévoit la fondation d'un hosipce appelé Hospice d'Harscamp en mémoire de mon très cher époux destinné à secourir les personnes des deux sexes en nombre égal agées de plus de 60 ans, issues d'une famille dont les père et mère ou les aïeux vivaient dans une honnête opulence et qui se trouveraient sans ressources pour subsister à charge d'en faire la preuve et de celle d'une bonne conduite avant d'être admises.

Ouvri
Fermer