Fondation d'Harscamp

 

 

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1. Ce testament sera ensuite enregistré et déposé devant le juge de paix du canton de Namur (Nord) Louis-Joseph Dept. C’est Charles-Théodore Monseu, président du Tribunal de Première instance du 1er arrondissement du département de Sambre-et-Meuse à Namur, qui l’ouvrira et en fera la lecture le dix-neuf floréal an treize (9 mai 1805), lendemain du décès d’Isabelle d’Harscamp et commettra le notaire César pour qu’il le garde en dépôt.


2. St. BORMANS, La famille d’Harscamp, dans Les Annales de la Société archéologique de Namur, t.

14, 1877, pp. 72 et 73.

 

3. Le comte Pontian d’Harscamp avait fait le 22 juin 1787 un testament mystique endossé par devant le notaire Masset où il déclarait laisser à son épouse tous les acquêts faits durant leur mariage et l’instituer son héritière universelle dans tous ses meubles.  Il lui donnait la propriété de leur hôtel situé sur le marché de l’Ange ainsi que l’usufruit de tous ses autres biens qu’il destinait en nue-propriété à d’autres légataires.


4. D’après une lettre des exécuteurs testamentaires datée du 31 juillet 1805.

5. Le florin, argent au cours de Vienne, vaut 2 francs 53 centimes et 97 millièmes. Un florin, argent de Brabant : 1 franc, 81 centimes, 40 millièmes. Un florin, Brabant de Liège : 1 franc, 26 centimes, 98 millièmes.

6. Le nom d’origine de Madame Brunelle s’écrivait Brunel. Manière de «franciser» son origine allemande …

7. Lettre du 10 mai 1805.

8. Ce qui sera le cas pour la veuve de Jacques Brunel, née Degrass, qui décédera en avril 1806. Lettre du bureau de Bienfaisance d’Aix-la-Chapelle datée du 24 avril 1806. Ce « décès » sera tout bénéfice pour l’hospice d’Harscamp  puisqu’il ne devra plus compter cette rente au chapitre de ses dépenses.

9. A un taux d’intérêt de 4 %, par exemple, cela supposerait que les bénéficiaires du legs affectent un capital de 50.000 francs ou 175.000 €  pour constituer cette rente annuelle de 2.000 francs (7.000 €) pour les pauvres …

10. L’immense fortune immobilière qu’avait rassemblée Pontian d’Harscamp est répartie par son testament du 22 juin 1787. Il institue sa veuve héritière universelle de ses meubles et usufruitière de tous ses biens. Mais il lègue la propriété de la terre et la seigneurie de Tongrenelle au comte Mercy-d’Argenteau. Au comte de Grosbeck et à sa sœur, les terres et seigneuries de Fernelmont, Bierwart, Otreppe, Narmont ainsi que les bois de Bolinne. Au comte de Spontin, auquel il substitue le duc de Beaufort, son neveu, la propriété des terres de Lustin, Maillen, Rivière, Profondeville et Bossimé. 

11. Ce qui est le cas d’une rente annuelle de 13.047 francs 62 cents (plus de 45.000  € par an !) hypothéquée en bonne et due forme sur les biens du duc de Croy, mais qui reste impayée depuis et y compris l’échéance de 1793, par suite de la révolution et du séquestre de ses biens. Voir infra.

12. Beaucoup de rentes sont exprimées dans une devise «ancien régime» : florins, sols et deniers, argent courant de Brabant ou Brabant de Liège, etc. Par ailleurs, beaucoup de ces rentes sont payables dans les trois mois de l’échéance avec un escompte : c’est ce chiffre qui a été retenu et qui représente donc un minimum d’intérêts.

13. Pour connaître exactement le capital prêté par les d’Harscamp, il aurait fallu remonter jusqu’aux contrats et calculer les changes monétaires précis. L’auteur n’a pu faire cette recherche pointue.  

14. Une copie faisait partie du fonds d’archives remis à la Fondation d’Harscamp par le comte René de Bergheyck, et à qui nous devons une bonne partie de la présente recherche.

15. Lire dans ce volume la communication de Mme Cécile Douxchamps-Lefèvre concernant le statut social des pensionnaires de l’hospice d’Harscamp en 1812.

16. Juliers est une petite ville située à 25 km au nord est d’Aix-la-Chapelle et capitale d’un duché.

17. Ces sommes peuvent paraître dérisoires. A titre comparatif : Isabelle d’Harscamp, dans son testament de 1805, demande qu’il soit distribué, dans le futur hospice de Namur, 300 francs par an, pour la nourriture, l’entretien et le chauffage de chaque individu pendant cinq mois de l’année (entre le 1er novembre et le 30 mars). 

18. Le Bureau de Bienfaisance, issu de la loi du 27 novembre 1796, a repris les activités de tous les établissements de charité, suite à l’annexion de la rive gauche du Rhin le 9 septembre 1800 et à la création du département de la Roer , dont Aix-la-Chapelle devient le siège de la préfecture.

19. Très exactement depuis le 22 décembre 1794, à Miltenburg-sur-le-Main, où elle s’est rendue quelques mois après le décès de son époux. Elle profite de ce séjour en Bavière pour y rédiger un testament (le deuxième) où apparaissent ces fondations qui seront toujours en suspens au début de 1805. 

20. Bulletin Des opérations Des exécuteurs testamentaires De Madame Isabelle Douairière D’Harscamp Née Brunelle , 12 cahiers reliés, mais non cartonnés, appartenant à la Fondation d’Harscamp, comprenant un nombre variable de pages chacun, 30 x 21 cm, 121 pages manuscrites recto-verso. De nombreuses pages portent  le cachet officiel de la République française, avec la déesse Athéna, ainsi que celui de l’Administration des Domaines, de l’Enregistrement et du Timbre.  

21. Registre reprenant une copie in extenso (sans saut de page) de toute la correspondance des exécuteurs testamentaires depuis le 10 mai 1805 jusqu’au 17 mai 1806, ainsi que deux lettres de moindre intérêt datées du 13 juillet 1807 et 18 février 1808 ; 156 pages recto-verso, 31 x 18,5 cm.  

22. Il s’agit du château Bayard à Dhuy, commune d’Eghezée, arrondissement de Namur. Pour ses propriétaires successifs, notice dans Cécile Douxchamps-Lefèvre, Châteaux de la province de Namur, Leurs occupants, I Arrondissement de Namur, Wépion-Namur, 2000, p. 68-69.

23. D’autres sources citent le château de Fernelmont ou l’hôtel d’Harscamp à Namur comme endroits où serait décédée la comtesse. Mais son acte de décès est clair : il situe sa mort à Namur, rue de Fer, n° 769, ce que confirme un parent allemand écrivant quelques semaines plus tard. Quant à l'hôtel au marche de l'Ange, il n'y sera procédé aucun inventaire.

24. Château qu'il hérite en 1789 à la mort de son grand-père le marquis Alexandre-François de Groesbeeck.

25. Informations aimablement transmises par M. le baron Henry d’Otreppe, de Gouvy.

26. Testament, page 21.

27. Il doit s'agir d’Hippolythe Dubois (1766-1831), futur député permanent des Etats provinciaux de Namur en 1830. A ne pas confondre avec le banquier Dubois à Liège, qui sera très sollicité par  les exécuteurs testamentaires .

28. Françoise Jacquet-Ladrier (sous la dir.), Dictionnaire biographique namurois, Namur, 1999, p. 51 et 189.

29. Ce qui arrivera en 1805 aux fondations «pieuses» où l’approbation des évêques s’est égarée dans les bureaux du Ministère des Cultes et a retardé par ce fait leur approbation.

30. Selon le certificat de décès. Isabelle d’Harscamp sera d’abord enterrée dans l’ancien cimetière de Noville-les-Bois, sous une simple croix de bois. Après son transfert dans le nouveau cimetière de Sart d’Avril en 1877, la commission des hospices décide le 31 août 1877 d’ériger un monument en pierre de granit à sa mémoire. Il est placé en mai 1878.

31. L’avocat Dubois, en tant que receveur pour certaines propriétés de Madame d’Harscamp, ne pourra remplir sa tâche d’exécuteur qu’après avoir clôturé les comptes de sa gestion. Chose faite le 27 juillet suivant.

32. D’une part, les fermiers des terres dont Mme d’Harscamp avait la propriété ou l’usufruit, avaient souffert soit de faits de guerre ou de réquisitions en nature au début de l’occupation française, soit de mauvaises récoltes. Madame d’Harscamp avait procédé à des remises de paiement de son vivant, mais après son décès, d’autres réclameront des remises similaires, pour des faits parfois déjà anciens. D’autre part, quelques nu-propriétaires, tels le comte de Beaufort ou Madame de Bryas intenteront des procès auprès de la succession pour non-entretien des bâtiments dont Isabelle d’Harcamp avait eu l’usufruit.

33. Bulletin des opérations des exécuteurs testamentaires, 1er juin 1805.

34. Bulletin des opérations des exécuteurs testamentaires, 6 juin 1805. 

35. Pour la petite histoire et pour comprendre que la succession devait tout régler : à Marchin, les exécuteurs testamentaires demandent à M. Namur, receveur à Huy, de vendre de suite … les poissons malades qui sont dans les réservoirs de l’Hermitage. Lettre du 27 mai 1805.

36. Bulletin des opérations des exécuteurs testamentaires, 9 octobre 1805. Ces ventes apporteront encore à la succession 13.014 francs 32 centimes à Liège et 14.099 francs 38 centimes à Namur. Au total : 27.113 francs ou 95.000 e.

37. Bulletin des opérations des exécuteurs testamentaires, 27 juillet 1805.

38. Bulletin des opérations des exécuteurs testamentaires, lettre du 1er juillet 1805 au baron d’Obin.

39. Bulletin des opérations des exécuteurs testamentaires , 11 juillet 1805.

40. Bulletin des opérations des exécuteurs testamentaires, 17 juin 1805. C’est le receveur Dubois qui avance la somme, mais chaque héritier se verra déduire un prorata à la réception de son legs ou lors d’un premier paiement. 

41. Bulletin des opérations des exécuteurs testamentaires,  21 février 1806. Ce qui demande un certain temps, car un notaire tarde à fournir un des contrats. M. François Brunel finit par envoyer son fils à Namur prendre possession des titres des rentes dont il a l’usufruit. Il ne possède pas de procuration authentique et il lui est réclamé 5.156 francs de droit de succession avancés sur sa rente. 

42. Bulletin des opérations des exécuteurs testamentaires, lettre aux banquiers Fries datée du 6 juillet 1805.

43. Bulletin des opérations des exécuteurs testamentaires, lettre à Jean-Chrétien Bruchman datée du 9 juillet 1805 pour l’informer du transfert, déduction faite du prorata des droits de succession avancés (397 francs).

44. Dès août 1805, Napoléon a décidé de partir en guerre contre l’Autriche et la Russie. Ces bruits de bottes, qui culmineront avec les canons d’Austerlitz le 2 décembre, provoquent la panique sur les places financières. Le cours des obligations autrichiennes s’effondre à Francfort, en même temps que le cours de la monnaie autrichienne vis-à-vis du franc français.

45. Les exécuteurs testamentaires, dans une lettre du 20 avril 1806, demanderont au préfet Pérès s’ils doivent vendre ou non les obligations viennoises. Sa réponse sera négative : il faut attendre.  On attendra jusqu’en  … 1881 !

46. Deux paramètres avaient été fixés par Isabelle Brunelle : le montant des rentes (20.400 francs) et le taux (3%) qui ne peut être accordé qu’à des emprunteurs de qualité, mais pour une somme supérieure. A 3 ½ %, il aurait suffi de quelque 583.000  francs et à 4 % de 510.000 francs pour la même rente annuelle de 20.400 francs.    

47. L’évêque Zaepffel estime qu’une messe fondée à 2 francs comme le suggèrent les exécuteurs testamentaires est peu payée : il hausse à 3 francs, ce qui sera accepté et étendu aux autres évêchés.

48. Un premier dossier est transmis en août 1805, se perdra dans les bureaux de l’administration centrale, si bien que toute la procédure devra être recommencée en mars 1806.

49. Ce détail est extrait d’une lettre du vicomte de Namur d’Elzée en date du 3 juillet 1805 au baron de Peuthy à Bruxelles, où il le remercie entre autres d’avoir accepté de se charger d’un tableau représentant Adam et Eve dans le paradis terrestre. Ce tableau, sans être un chef d’œuvre, est restauré par ses soins début 1806 et attribué à Jordaens.

50. Lettre s.d. du préfet de Sambre-et-Meuse à Monsieur Dubois, conseiller de préfecture et exécuteur testamentaire d’Isabelle Brunelle.

51. Bulletin des opérations des exécuteurs testamentaires, lettre de Monsieur Chaveau  aux exécuteurs, reçue le 9 décembre 1805.

52. En sa séance du 9 mars 1805, la Commission administrative des hospices civils de Namur, en présence du maire et de ses administrateurs,  prend officiellement connaissance du décret impérial que lui transmet le préfet et en accepte toutes les clauses. Elle communique son acceptation au préfet et aux Exécuteurs testamentaires.

53. Nous rappelons que Madame d’Harscamp serait décédée en l’hôtel du vicomte de Namur, rue de Fer à Namur.

54. Bulletin des opérations des exécuteurs testamentaires, 9 septembre 1805. Mr de Chaveau écrit au vicomte de Namur d’Elzée qu’un nommé Benoît, propriétaire du couvent des Bénédictines de Namur, lui a parlé de la vente de son couvent pour y établir l’hospice.

55. Bulletin des opérations des exécuteurs testamentaires, 1er octobre 1805 

56. Bulletin des opérations des exécuteurs testamentaires, 10 février 1806. Les plans sont conservés au Musée provincial des Arts anciens du Namurois,.

57. Préambule du Rapport fait à Messieurs les Exécuteurs testamentaires de feu Madame D’Harscamp par l’Architecte et Géomètre Durant sur trois emplacemens présentés pour l’hospice D’Harscamp, Namur, le 31 mars 1806, enregistré à Namur le quatre avril 1806, fol. 82,Vº C3.

58. Entre 1655 et 1656, les Récollets sont autorisés par le Magistrat de Namur, à construire eux-mêmes un bastion, en lieu et place d’un mur rectiligne maçonné qui représente un point faible dans les défenses de la ville. En contrepartie, ils reçoivent l’espace compris dans la pointe du bastion et peuvent agrandir leur jardin. J. BORGNET, Promenades de Namur, pp. 422-425.

59. AEN, Archives ecclésiastiques, n° 2359/5. Registre contenant les recettes du produit de l’église et du couvent  des cy-devant  pères récollets commencé par commission de Monsieur Baré le cinq janvier 1798, par moi Jeanne Poteux.

60. Les Récollets ne pouvant gérer par eux-mêmes les biens matériels, ce rôle était exercé par un laïc appelé syndic, qui pouvait être une femme. En 1796, par exemple, «la» syndic s’appelait Jeanne
Poten.

61. Mémoire sur l’établissement de l’hospice D’Harscamp, présenté à Messieurs les exécuteurs testamentaires de feue Madame Brunel douairière D’Harscamp, 47 pages manuscrites, datées du 25 avril 1806 (Fonds comte de Bergheyck).

62. Le mémoire susdit étant surtout consacré à la manière dont pourrait être organisé l’hospice, sur base d’une enquête de Dewandre dans des installations similaires, il se peut que la Commission des hospices ait retenu quelques idées. Il n’empêche que les suggestions de cette synthèse nous transportent dans un autre monde …

63. Bulletin des opérations des exécuteurs testamentaires, 12 avril 1806.

64. Bulletin des opérations des exécuteurs testamentaires, 1er mai 1806.

65. Pour comprendre ce «feuilleton» d’Harscamp-Zalusky, on lira avec intérêt l’article d’Alfred DUBRU, L’expropriation forcée des 2/3 de la Seigneurie de Houffalize en 1806, dans la revue Glain et Salm Haute Ardenne, n° 56, juin 2002, p.48-72. Information transmise par M. le baron H. d’Otreppe.

66. Compte et rapport que font à la Commission administrative des Hospices Civils de Namur les exécuteurs testamentaires de feue Mme d’Harscamp née Brunel, décédée le 8 mai 1805, de ce qu’ils ont fait et géré, en cette qualité pendant l’année de leurs gestions. Cahier de 28 pages manuscrites, plus un tableau approximatif de l’actif de la succession au 1er avril 1806 (Fonds comte de Bergheyck).

67. En avril 1805, l'ensemble des obligations restantes, exprimées en florins de Vienne, connaît une décôte de 45% à la bourse de Francfort. Elles sont néanmoins reprises dans l'actif de la succession pour 432.000 francs (plus d'un million et demi d'euros).

68. Une solution à l’amiable se dessine dans l’affaire de Beaufort-de Croy-de Bryas qui réclament des indemnités pour les bâtiments et fermes qu’Isabelle d’Harscamp avaient en usufruit. Les fermiers réclament et obtiendront la remise d’une année de fermage pour l’année de guerre où elle était à l’étranger.

69. Cette demande d’informations ne sera transmise aux exécuteurs qu’en mai. Lettre du 18 mai 1807.

70. Analectes pour l’Histoire Ecclésiastique de  Belgique (AHEB), t. XI, 1874, p. 317-320.

71. Plan Général du Rez de Chaussée du Couvent avec cidevant Récolets à Namur, avec les changemens projetés pour L’établissement de l’hospice d’Harscamp.  Papier, 63,7 x 94 cm. Musée des Arts anciens du Namurois.

72. Entre autres, la loi du 16 messidor an VII (4 juillet 1799)

73. Attesté depuis 1229, le grand hôpital est placé sous l’autorité du maïeur et des échevins de Namur. Appelé hôpital Notre-Dame au XVIe siècle, puis hôpital Saint-Gilles au XVIIIe, il deviendra «hospice» Saint-Gilles à l’époque française. Les derniers pensionnaires quitteront l’hospice vers 1965 pour d’autres lieux … dont l’hospice d’Harscamp. Il sera réaffecté en parlement de la Région wallonne, après l’échec du projet «Botta» (1995).

74. Créé au XVIe siècle à l’intention des pèlerins, l’hôpital Saint-Jacques est situé au centre ville, non loin des 4 coins. Siège depuis 1755 de la Confrérie de la Miséricorde qui s’occupe des prisonniers et des condamnés à mort, l’hôpital évolue vers l’accueil des enfants nouveau-nés abandonnés, puis des pauvres malades de la ville. L’institution fonctionnera jusqu’en 1902 et sera remplacée à cette date par le nouvel hôpital de la plaine Saint-Nicolas.

75. Les rapports annuels de la commission administrative remis en mai à l’assemblée générale des Parents donnent l’origine géographique des pensionnaires. Cette clause est plus que moyennement  suivie.

76. Lettre adressée le 6 avril 1808 à Monsieur de Trazegnies en son hôtel à Bruxelles.

77. Texte intégral publié dans le Recueil de documents relatifs à la création de la Fondation d’Harscamps à Namur, Namur, 1863, p.20-35.

78. Bulletin des opérations des exécuteurs testamentaires,  8 octobre 1805. Lettre de M. d’Elzée à M. Vossen à Aix-la-Chapelle, dans laquelle il parle de confier la direction du futur hospice aux hospitalières parisiennes. 

79. Bulletin des opérations des exécuteurs testamentaires, 29 mars 1806. Mrs d’Elzée et Dubois expriment leur reconnaissance à leur «député» Dupré qui ne ménage pas les contacts à Paris pour obtenir des sœurs de la Charité.

80. Congrégation fondée en 1661 à Lamballe (côte d’Armor, Bretagne) par le Père Ange Le Proust qui conduisit trois jeunes filles du lieu au Petit Hôtel-Dieu, pour y servir les pauvres. Il donna à sa congrégation le nom de St Thomas de Villeneuve, archevêque de Valence et religieux de son ordre, que l’Eglise venait de canoniser. La maison générale se trouve à Neuilly-sur-Seine. 

81. Hospice d’Harscamps Registre aux délibérations des Assemblées générales  Tome 1.

82. Premier des multiples incidents de procédure qui émailleront toute l’histoire de la Fondation,  particulièrement au XIXe siècle. Un arrêté du Ministère de l’Intérieur du 20 octobre 1812 statuera que les assemblées sont présidées par le maire et, en cas d’absence de celui-ci, par l’un des membres de l’assemblée nommé à cet effet.

83. Ces dates seront strictement respectées jusqu’au 15 novembre 1892, réunion à laquelle l’assemblée générale marque son accord pour reporter au lendemain les séances tombant un dimanche ou un jour férié. A la réunion du 15 mai 1903, l’assemblée générale fixera au 16 (ou 17) la date de la réunion semestrielle des collateurs afin de permettre aux membres de l’assemblée générale d’assister au Te Deum de la fête patronale du Roi.

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" Le destin d'Isabelle Brunelle est de ceux où la réalité dépasse la fiction, surtout dans la société d'Ancien régime marquée par des privilèges de castes générant eux-mêmes d'importants revenus matériels.

Cette fille d'artisan a épousé un aristocrate de vieille souche, membre de la noblesse chapitrale des pays-bas méridionaux et de la principauté de Liège, et elle a consacré par son action personnelle le prestige de cette maison bien au delà de son époque."

 

Cécile Douxchamps-Lefèvre

Le testament de la comtesse d'Harscamp prévoit la fondation d'un hosipce appelé Hospice d'Harscamp en mémoire de mon très cher époux destinné à secourir les personnes des deux sexes en nombre égal agées de plus de 60 ans, issues d'une famille dont les père et mère ou les aïeux vivaient dans une honnête opulence et qui se trouveraient sans ressources pour subsister à charge d'en faire la preuve et de celle d'une bonne conduite avant d'être admises.

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