Fondation d'Harscamp

 

 

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Fondation d'Harscamp
Les fondements Du testament à l'Hospice
Du testament à l'ouverture de l'hospice d'Harscamp

Du testament d’Isabelle Brunelle (20 janvier 1805) à l’ouverture de l’hospice d’Harscamp  (1er octobre 1812)

Alex FURNEMONT

 

La grande aventure que nous nous proposons de relater tout au long de cet article a commencé le neuf pluviôse, an treize de la République Française (20 janvier 1805) avec le testament que dicte Madame Isabelle Brunelle douairière d’Harscamp au notaire Henri-François Toussaint, résidant à Burdinne, arrondissement de Huy, département de l’Ourthe.



Etablissement des legs à la famille Brunel Imprimer Envoyer
Il s’agit essentiellement de quatre rentes héréditaires : la plus importante de douze mille francs léguée à François Brunel, une de trois mille francs léguée à Thérèse Morlet, fille d’Adélaïde Brunel et deux rentes de cinq cents francs chacune, pour Jean Keilhaner, fils de Françoise Brunel et Joséphine Kahlen, fille de Claire Brunel, soit au total 16.000 francs de rentes héréditaires.
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Etablissement des legs pour la famille Bruchman Imprimer Envoyer
Pour la branche «maternelle» des parents d’Isabelle Brunelle, une seule rente viagère de quinze cents francs avait été constituée en 1798 pour la tante d’Isabelle Brunelle, Madame Marie-Barbe Bruchman, née Tilman. Cette pension aurait du être acquittée par M. De Grass sur le produit des rentes que la légataire percevait sur la ville d’Aix-la-Chapelle.
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Les fondations majeures d’Aix-la-Chapelle Imprimer Envoyer
Le travail des exécuteurs consiste essentiellement à obtenir l’agrément des quatre fondations que Madame Isabelle d’Harscamp cherchait à instaurer dans sa ville natale depuis 1794 et à constituer le revenu annuel de 20.400 francs, au départ de rentes suffisantes, déjà établies ou à établir, à trois pour cent d’intérêt, franches et libres de toute imposition, retenue et modération.
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Les fondations pieuses Imprimer Envoyer

On pourrait ne les citer que pour mémoire tant elles semblent à première vue insignifiantes. Et pourtant, elles occupent un temps important de l’activité des exécuteurs.

Deux choses sont à distinguer : d’une part, les messes fondées, et d’autre part les distributions «alimentaires» liées à ces messes anniversaires ou périodiques.

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Les décrets impériaux du 2 Nivôse an XIV Imprimer Envoyer
«Ce qui restera de ma succession immobilière et mobilière servira, comme il est dit, à fonder un hospice en la ville de Namur … Il portera le nom d’Harscamps, en mémoire de mon très-cher époux, et sera fondé pour secourir des personnes des deux sexes, en nombre égal, âgées au moins de soixante ans, issues d’une famille, dont les père et mère ou ayeux, vivaient dans une honnête opulence, et qui se trouveraient sans ressource pour subsister, à charge d’en faire la preuve, et celle d’une bonne conduite, avant que d’être admises»
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Les décrets impériaux du 2 Nivôse an 14 (23 décembre 1805) Imprimer Envoyer
C’est au château de Schönbrunn, ancienne résidence d’été des Habsbourg, près de Vienne, que Napoléon signe l’acte de fondation de l’hospice d’Harscamps à Namur.
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Où installer l’hospice d’Harscamp ? Imprimer Envoyer
Hôtel de Madame d’Harscamp ou ailleurs ?

Le décret impérial, en ce qui concerne le lieu d’établissement du futur hospice, ne déroge en rien les dispositions testamentaires de la page 44 :
«Ma maison dite l’Hôtel d’Harscamps, située sur le Marché de l’Ange à Namur, sera destinée au logement des individus qui jouiront de cette fondation pendant le cours de leur vie … Si on trouvait l’hôtel d’Harscamps insuffisant pour les loger, il conviendrait d’acheter des maisons du voisinage, afin d’y suppléer, ou de bâtir des nouveaux logemens dans le jardin.»
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Les divers relevés de l’architecte Durant Imprimer Envoyer
Mais ce n’est qu’après l’approbation des fondations par Napoléon le 23 décembre 1805 que François-Joseph Durant, architecte, géomètre et vérificateur de l’arpentement des communes du département de Sambre et Meuse, est chargé d’examiner et de faire rapport comparatif sur les trois implantations possibles (56).
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Le choix de l’ancien couvent des Récollets Imprimer Envoyer
Dès le 2 avril, ceux-ci transmettent une copie de son rapport à la Commission des Hospices, en même temps qu’un tableau approximatif de l’actif de la succession. Ils insistent sur les avantages du couvent des Récollets : possibilité de l’acquérir en rente viagère pour un montant maximum de 6000 francs (un peu plus de 20.000 € la première année) et une somme annuelle décroissante au fur et à mesure du décès des religieux ; possibilité de laisser à l’église son statut d’église paroissiale, avec un prêtre à disposition des bénéficiaires de l’hospice. Seul bémol : les grandes inondations, mais elles sont peu fréquentes.
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Les dernières semaines du mandat officiel des exécuteurs testamentaires Imprimer Envoyer
Quinze jours après le choix de l’implantation future de l’hospice d’Harscamp, arrive la date butoir – le 8 mai 1806 - que Monsieur le vicomte de Namur d’Elzée et ses collègues auraient souhaité voir repoussée. Il s’agit du temps officiel, limité à douze mois à compter du décès du testateur, que la loi leur octroie pour accomplir leur tâche. Il ne fait aucun doute que les quatre exécuteurs sont conscients que le merveilleux projet qu’ils entrevoyaient de mener à son terme n’a pas encore reçu sa concrétisation finale.
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La fortune d’Isabelle Brunelle et ses legs en faveur des pauvres Imprimer Envoyer
Faisons un arrêt sur une question qui vient à l’esprit de tout lecteur qui n’aura pas manqué d’être étonné des sommes avancées dans les pages qu’il vient de lire : quelle était donc la fortune dont disposait la comtesse d’Harscamp et quelles sont les sommes qu’elle mit ainsi à la disposition de ses deux fondations principales ?
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En route vers l’hospice d’Harscamp Imprimer Envoyer
Dès que le choix du couvent est approuvée, une nouvelle autorisation est introduite pour modifier l’implantation du futur hospice fixée par le décret impérial du 23 décembre 1805 en l’hôtel d’Harscamp, situé entre la rue des Fossés et le Marché aux arbres. Dans une lettre datée du 7 janvier 1807, le ministre de l’Intérieur Champagny sollicite auprès de la Commission un compte plus détaillé des dépenses et recettes des biens de la succession (69). En l’absence d’une prompte réponse, le gouvernement ne s’occupera pas de la demande présentée depuis l’année précédente pour l’acquisition du couvent des Récollets.
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" Le destin d'Isabelle Brunelle est de ceux où la réalité dépasse la fiction, surtout dans la société d'Ancien régime marquée par des privilèges de castes générant eux-mêmes d'importants revenus matériels.

Cette fille d'artisan a épousé un aristocrate de vieille souche, membre de la noblesse chapitrale des pays-bas méridionaux et de la principauté de Liège, et elle a consacré par son action personnelle le prestige de cette maison bien au delà de son époque."

 

Cécile Douxchamps-Lefèvre

Le testament de la comtesse d'Harscamp prévoit la fondation d'un hosipce appelé Hospice d'Harscamp en mémoire de mon très cher époux destinné à secourir les personnes des deux sexes en nombre égal agées de plus de 60 ans, issues d'une famille dont les père et mère ou les aïeux vivaient dans une honnête opulence et qui se trouveraient sans ressources pour subsister à charge d'en faire la preuve et de celle d'une bonne conduite avant d'être admises.

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