Fondation d'Harscamp

 

 

rue d'Harscamp,9 

B- 5000 Namur

 

 

 

 

 

 

Dernières informations
Close

Flash info

|
Membre
Close

CB Login

               

Les présidents de la Fondation

Baron Charles de Montpellier de Vedrin
Image Detail

Un photo au hazard

harscamp_plan_avt1944
Image Detail

Prochainement

Réseaux sociaux

Facebook Twitter Delicious Google Bookmarks 

Le fil des nouvelles

Fondation d'Harscamp
La ferme de Boing Imprimer Envoyer
« Deux fermes situées à Boing près de Héron, avec une maison dite de Prasle, le jardin annexé »
Les documents consultés en vue de la rédaction de la présente contribution ne font état que d’une seule ferme à Boing - et il est vrai, de la location de « terres détachées de la ferme de Boing » (10) : il reste donc à déterminer si la mention du testament ne vise qu’un ensemble immobilier, ou si au contraire une part des biens y mentionnée a fait l’objet d’une cession.
Quoiqu’il en soit, la ferme de Boing constitue le seul élément du patrimoine immobilier affecté par Isabelle Brunelle à la Fondation d’Harscamp qui aujourd’hui encore fait partie du patrimoine de celle-ci.
La mention la plus ancienne retrouvée date du 15 novembre 1851 et concerne une réclamation introduite par un sieur Salmon contre la relocation de « la ferme de Prale, à Boing, commune de Héron » à celui qui occupait les lieux depuis 27 ans déjà, un sieur Bolly.
Au terme d’une adjudication publique du 8 juin 1869 (acte de maître Wiame, notaire à Héron), la ferme de Boing et 19 lots de terre sont loués, pour un terme de 12 ans, à la dame Veuve Ancion-Feron et ses enfants, pour le prix annuel de 14.520 francs (rapport du 15 mai 1870).
Ce bail sera renouvelé pour un nouveau terme de 12 années : le rapport présenté le 15 mai 1881 mentionne : « Le bail de la ferme de Boing, à Héron, dont la contenance est de 106 hectares 21 ares, prendra fin le 14 mai 1882.  Le 4 avril dernier, la Commission administrative a procédé publiquement, par le ministère de M. le notaire Wiame, à Héron, à la remise en location de cette propriété pour un terme de douze années (…).  Les deux dernières enchères ont atteint, l’une frs. 13,700.00, de M. Pierre-Joseph Malcorps, propriétaire domicilié à Celles, l’autre de frs. 13,600.00, de M. Joseph Ancion, cultivateur à Héron.  Ce dernier est le locataire actuel de la ferme.  C’est un cultivateur intelligent, laborieux, et pourvu d’un très beau matériel agricole.  Il exploite la propriété depuis le 15 mai 1870 et il a toujours rempli les charges et obligations de son bail à notre entière satisfaction.  Nous devons ajouter que par ses soins et ses sacrifices, il a considérablement amélioré les terres de la ferme.  C’est surtout à cette circonstance que nous devons de n’avoir pas eu à subir, en présence de l’intensité de la crise agricole que nous traversons, une plus forte réduction sur le prix de la location précédente ».
En avril, 1893, la ferme est réadjugée pour un terme de 9 ans à « l’ancien locataire, Joseph Ancion-Courtoy », moyennant un rendage annuel de 9.800 francs .  Les documents consultés restent muets au sujet du bail suivant ; il faut attendre le rapport présenté à l’assemblée du 16 mai 1911, lequel fait état de l’autorisation obtenue de « renouveler le bail de la ferme de Boing, au profit du fermier actuel, avec une augmentation annuelle de 1.000 fr, à partir du 1er mai 1912 ».  La commission remettra en location pour un terme de neuf ans prenant cours au 1er mai 1924 au cours de sa séance du 16 mars 1923.  Le fermage est alors porté à « frs. 355,00 l’hectare, plus les contributions et assurance et fourniture gratuite annuelle de 10.000 kilogs de pommes de terre à l’Hospice d’Harscamp, par M. Thilot, fermier à Noduwez » (11).  Ce locataire n’acceptera pas les conditions proposées par la Commission pour le renouvellement de son bail et un nouveau bail sera conclu (acte du 17 décembre 1932 de Me Jeanmart, notaire à Namur) avec M. et Mme Anciaux-Destexhe, « moyennant le fermage annuel, par hectare, de 460 kg. de froment, avec un minimum de fr. 300 » (12).  En 1941, le bail est reconduit pour un terme de 9 années, avec possibilité de résiliation au terme du premier et du second triennat, moyennant le fermage par hectare, « révisible à l’expiration de chaque triennat, de 200 K° de froment, 200 K° d’avoine, 81 K° de sucre cristallisé, représentant 1000 K° de betteraves sucrières ».
Il faut attendre 1968 pour une nouvelle mention relative l’occupation de la ferme de Boing : le rapport présenté le 16 mai 1968 relate la cession du bail, par acte du 10 août 1967 consentie par Mme Anciaux au profit de deux de ses fils, MM. Léon et Jacques Anciaux.  Un bail portant sur 28 hectares, 39 ares et 38 centiares sera ensuite conclu au 1er novembre 1989 avec les époux Rigo-Anciaux, tandis qu’un bail de 25 ans prenant cours au 1er novembre 1995 sera conclu avec M. Jacques Anciaux, par acte du 1er juillet 1996 devant Me Denis Grégoire, notaire à Wanze, portant sur 79 hectares, 7 ares et 78 centiares, ce dernier bail étant cédé par M. Jacques Anciaux à son fils Jacques-Léon Anciaux, au 15 juin 2000.
Je ne relaterai pas ici les divers échanges et ventes ayant affecté les terres attachées à la ferme de Boing.  Je citerai seulement les échanges effectués en vue de supprimer des enclaves et de rectifier les limites des terrains composant la ferme, par actes devant le notaire Monjoie à Namur le 7 octobre 1922 (13), par actes devant le notaire Jeanmart les 21 septembre 1923, 8 février 1924 et 28 février 1925, ainsi que l’acte de remembrement passé devant le commissaire du deuxième Comité d’acquisition d’immeubles à Liège, le 30 septembre 1971.

Partager cet article

 

Google Analytics Tracking Module

" Le destin d'Isabelle Brunelle est de ceux où la réalité dépasse la fiction, surtout dans la société d'Ancien régime marquée par des privilèges de castes générant eux-mêmes d'importants revenus matériels.

Cette fille d'artisan a épousé un aristocrate de vieille souche, membre de la noblesse chapitrale des pays-bas méridionaux et de la principauté de Liège, et elle a consacré par son action personnelle le prestige de cette maison bien au delà de son époque."

 

Cécile Douxchamps-Lefèvre

Le testament de la comtesse d'Harscamp prévoit la fondation d'un hosipce appelé Hospice d'Harscamp en mémoire de mon très cher époux destinné à secourir les personnes des deux sexes en nombre égal agées de plus de 60 ans, issues d'une famille dont les père et mère ou les aïeux vivaient dans une honnête opulence et qui se trouveraient sans ressources pour subsister à charge d'en faire la preuve et de celle d'une bonne conduite avant d'être admises.

Ouvri
Fermer